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Trop de chantiers à Montréal, selon l’opposition

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

L’opposition officielle à Montréal réclame une meilleure coordination des chantiers dans la métropole, estimant que l’administration municipale a brisé une promesse en ce sens. 

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En campagne électorale, le parti de la mairesse Valérie Plante promettait une «révolution pour les chantiers et la mobilité», et proposait concrètement de mettre en place, dans ses six premiers mois au pouvoir, un «Sommet des chantiers».

«L’administration a eu amplement le temps de tenir leur promesse et de mettre en application les recommandations du VG. Ni l’un ni l’autre n’ont été réalisés. C’est une promesse brisée», a dénoncé Alain DeSousa, porte-parole de l’opposition en matière d’infrastructure.

En mai dernier, la vérificatrice générale (VG) de la Ville, dénonçait, dans son rapport annuel, un manque de coordination dans la gestion des travaux dans les rues de la métropole. En plus de la Ville de Montréal, plusieurs organisations peuvent mettre en place des chantiers, sans que ceux-ci ne soient toutefois répertoriés par l’administration municipale.

Une situation que l’opposition souhaite voir changer. Le parti souhaiterait que les chantiers en cours soient répertoriés dans une base de données communes. Présentement, l’application Info-Travaux ne répertorie que les chantiers mis en place par la Ville-Centre. Ceux de la STM, d’Hydro-Québec ou de toutes autres organisations n’y sont donc pas notés.

«En 2022, avec toutes les technologies disponibles, ça reste inconcevable que les Montréalais ne puissent pas avoir accès à une information plus précise en temps réel», a soutenu M. DeSousa.

Pour illustrer son point, il a convoqué les médias sur l’avenue Plamondon, près du boulevard Décarie, où se tiennent des chantiers non répertoriés par Info-Travaux.

«Il n’y a pas une rue qui n’est pas bloquée ou une autre à proximité d’ici, et c’est un échantillon représentatif pour l’ensemble de l’île», a illustré M. DeSousa.

À ses côtés, l’ancien journaliste à la circulation Rick Leckner estime que la situation a atteint un «sommet».

«Il y a une pandémie de circulations et de cônes orange. La population est prise en otage. La mobilité n’existe pas à Montréal», a-t-il lancé.

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