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450 tombes découvertes près d'Izioum, ville reprise aux Russes

Quelque «quatre cent cinquante tombes» ont été découvertes près d'Izioum, ville dans la région de Kharkiv dans le nord-est de l'Ukraine, récemment reprise aux forces russes, a affirmé vendredi un conseiller de la présidence Mykhaïlo Podoliak.  

«Ce n'est qu'un seul des sites d'enterrements massifs découverts près d'Izioum», a-t-il écrit sur Twitter. «Pendant des mois, la terreur, la violence, la torture et les meurtres de masse ont régné en maître dans les territoires occupés», a-t-il ajouté. 

Il a appelé une nouvelle fois les soutiens de l'Ukraine à lui envoyer des armements, afin de ne pas «laisser les gens seuls avec le Mal». 

L'Ukraine a repris le contrôle de plusieurs milliers de kilomètres carrés de territoire aux forces russes depuis début septembre, à la faveur d'une contre-offensive lancée sur plusieurs fronts. Les gains les plus importants ont été réalisés dans la région de Kharkiv, frontalière de la Russie. 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'était rendu mercredi à Izioum, ville de quelques 50 000 habitants avant la guerre qui avait fait l'objet de combats meurtriers au printemps avant d'être prise par l'armée russe, qui en a fait un nœud stratégique de ravitaillement. Elle a été reprise par l'armée ukrainienne la semaine dernière. 

M. Zelensky avait annoncé jeudi soir la découverte de ce qu'il a qualifié de «fosse commune» à Izioum, sans donner de détails sur le nombre de personnes enterrées ni sur les causes de leurs décès. 

Un responsable de la police régionale, Serguiï Botvinov, avait de son côté indiqué à la chaîne de télévision Sky News que certains défunts avaient été tués par balles, tandis que d'autres sont morts dans des bombardements. 

Des journalistes de l'AFP ayant visité Izioum le 12 septembre ont vu une ville dévastée par les combats avec des maisons et bâtiments publics détruits et des carcasses de blindés jonchant les routes. 

Les forces russes ont été accusées par l'Ukraine de nombreuses exactions dans les territoires qu'elles occupent, notamment à Boutcha, ville en périphérie de Kiev d'où elles se sont retirées fin mars et où avaient été découverts des cadavres de civils exécutés. 

La Russie nie avoir commis ces exactions. 

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