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Longueuil devra attendre pour l’abattage des cerfs

La Ville de Longueuil devra encore attendre avant de pouvoir procéder à l’abattage des cerfs au parc Michel-Chartrand.

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Le juge Andres Garin a reconduit temporairement, mercredi, l'interdiction faite à la Ville de procéder, le temps qu’il se prononce sur une demande de sursis, ce qu’il a promis de faire «très rapidement».

Le sursis avait été réclamé par Me Anne-France Goldwater, qui souhaite empêcher la Ville de Longueuil de procéder à l’abattage des cerfs jusqu’à ce que la cause soit entendue sur le fond, le 9 décembre prochain.

«Des animaux dans un environnement naturel savent comment se défendre et comment se cacher. Mais la situation est différente pour des animaux qui réussissent à cohabiter avec nous dans des environnements urbains», a-t-elle expliqué lors d’une mêlée de presse aux abords du palais de justice.

En juillet dernier, la Ville de Longueuil a indiqué qu’elle procéderait à l’abattage de cerfs au parc Michel-Chartrand afin de régler le problème de leur surpopulation, en procédant à une chasse à l’arbalète.

Au mois d’août, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFPP) lui a octroyé les permis nécessaires pour que l’opération puisse avoir lieu à l’automne. Les démarches sont toutefois sur pause en raison des procédures judiciaires.

«Est-ce qu’il y a quelqu’un qui regarde l’émission "Walking Dead" ?», s’est exclamée Me Goldwater, au cours de son plaidoyer, pour illustrer la cruauté, à ses yeux, de la chasse à l’arbalète.

Selon la Ville, plus d’une centaine de cerfs seraient présents au parc Michel-Chartrand. Un nombre qui serait en hausse de 50 % par rapport à l’année dernière, et cela alors que l’écosystème du parc ne pourrait en soutenir qu’environ une douzaine.

Me Goldwater réclame plutôt que les cerfs soient capturés, puis relocalisés à un endroit où ils seraient en sous-population.

De son côté, Me Jean-Pierre Baldassare, qui représente la Ville de Longueuil, a fait valoir que depuis 2020, les militants n’ont pas pu obtenir un permis du MFPP pour utiliser cette méthode.

«Cette décision-là [de chasse contrôlée] ne peut pas se prendre en un clin d’œil», a-t-il souligné.

Il a également déploré qu’«aucune solution ni aucun plan crédible» n’ait été présenté par les défenseurs des cervidés. À cet égard, il a rappelé qu’on ne sait pas quelle municipalité accepterait de reprendre les cerfs chez elle.

«La Ville fait face à une proposition qui est à élaborer», a-t-il soutenu.

Selon lui, il serait également urgent pour la Ville qu'elle puisse procéder, afin d'éviter que la situation n'empire.

«Si on est rendu à 300 cerfs, est-ce que ce sera faisable comme ce l'est présentement», a-t-il demandé.

Plusieurs militants, qui veulent empêcher la Ville de procéder à l’abattage, étaient également présents lors de l’audience.

«Ils ne sont pas sauvages. Je ne suis pas contre la chasse, mais eux, ils sont apprivoisés et ils mangent dans nos mains», a confié l’un d’eux, René Grignon.

Il a expliqué qu’avec quelques autres personnes, il cotise afin d’acheter de la nourriture pour nourrir les cerfs dans le parc.

«Comme je les nourris depuis le mois de février, je me suis attaché à eux et on leur donne des noms», a-t-il confié.

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