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Ottawa contre l’exigence du français pour la recevoir la citoyenneté au Québec

Photo d'archives, Agence QMI

Les libéraux et les conservateurs fédéraux se sont opposés au droit pour le Québec d’exiger la connaissance du français aux personnes voulant décrocher la citoyenneté canadienne en sol québécois lors d’un vote soumis par le Bloc québécois aux Communes mercredi.

Le projet de loi, marrainé par la whip bloquiste Claude DeBellefeuille, incluait aussi la possibilité pour le Québec d’appliquer la loi 101 aux entreprises de juridiction fédérale en sol québécois.

Elle considérait d’ailleurs son projet de loi comme un «test» pour la «cohérence» du gouvernement entre ses paroles et ses actions sur la protection du français.

«Les libéraux, on le sait, ils ont des belles intentions, mais quand c’est le temps d’agir, ils ne font rien», a déclaré Mario Beaulieu, porte-parole du Bloc en matière de langue.

La ministre des Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, a expliqué dans une déclaration qu’elle préfère faire confiance à son projet de loi de réforme des Langues officielles, «qui répond à la fois aux défis auxquels fait face le français d’un bout à l’autre du pays et aux préoccupations des communautés de langue officielle en situation minoritaire».

Deux conservateurs québécois, Pierre Paul-Hus et Joël Godin, ont expliqué que si leur parti avait soutenu une première lecture du projet de loi du Bloc plus tôt cette année,

«Il faut remettre dans le contexte que ce Projet de loi là a été déposé en février 2022 et le gouvernement a déposé C-13 le 1er mars 2022. Alors à l’époque, peut-être que c’était pertinent, mais aujourd’hui, nous, on va voter contre parce que l’on veut tout simplement travailler avec C-13 en comité pour faire en sorte d’améliorer et avoir plus de mordant dans cette loi-là», a déclaré M. Godin.

Ce dernier s’est dit ouvert à apporter des amendements à la réforme proposée par les libéraux. Le Bloc a déjà promis qu’il proposerait des amendements au projet de loi libéral.

Mme DeBellefeuille a noté que le député indépendant et ancien conservateur, Alain Rayes, a appuyé la proposition du Bloc.

C’est parce que M. Rayes était «libre de voter», a-t-elle dit.

«Mais il ne faut pas oublier qu’il y a bien des députés [conservateurs] du Québec qui se sont levés et qui ont voté contre mon projet de loi, et ça, pour moi, c’est inexplicable. Tu ne peux pas être contre ce projet de loi, parce qu’au Québec, ce n’est pas l’anglais qui est menacé, c’est le français!»

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