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La transmission du virus de la COVID à la hausse

Les cas de COVID-19 se dirigent vraisemblablement vers une hausse, avec la rentrée et le froid automnal qui s’installe. Malgré tout, la Santé publique écarte l’idée de remettre en place des mesures sanitaires.

«Nous sommes clairement dans une situation qui nous montre qu’il y a une hausse qui veut s’installer. Nous croyons que nous sommes en route vers une hausse et il faut donc être vigilant», a prévenu le Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique, lors d’un point presse jeudi.

Bien qu’à l’heure actuelle, il soit difficile selon lui de dégager une tendance à long terme, plusieurs indicateurs, comme le nombre de cas, d’hospitalisations et les analyses des eaux usées sont en hausse.

«C’était attendu même s’il n’y a pas de variants qui sont arrivés dans notre paysage québécois», a pondéré le Dr Boileau, rappelant qu’il s’agit de la troisième rentrée sous la COVID-19.

«L’arrivée de l’automne, ça favorise les contacts plus rapprochés à l’intérieur et ça peut favoriser la transmission plus facile de la COVID-19», a-t-il indiqué.

Malgré la situation, il écarte pour l’instant l’idée de rétablir des restrictions sanitaires, comme l’obligation du port du masque.

«Nous croyons qu’avec l’expérience que nous avons, et les analyses que nous faisons à tous les niveaux, il ne sera pas nécessaire d’aller avec des mesures populationnelles comme celles qui ont déjà été connues avant», a-t-il révélé.

Il a toutefois précisé que l’évolution de la situation pourrait lui forcer la main, donnant en exemple l’arrivée hypothétique de nouveaux variants plus dangereux.

Et bien que le port du masque ne soit pas obligatoire, le Dr Boileau l’encourage néanmoins, de même que la vaccination contre la COVID et le respect de la période d’isolement pour les personnes positives.

Vaccination

Bien que 85% de la population ait reçu au moins une dose de vaccin, seulement 22% des adultes québécois sont allés prendre leur dose de rappel dans les cinq derniers mois. 

La proportion chute à 7% chez les 18 à 39 ans, alors qu’elle grimpe à 53% pour les personnes de plus de 80 ans.

La situation n’est toutefois pas inquiétante, selon le Dr Boileau. 

«On sent que les gens qui sont à risque viennent chercher le vaccin. Mais bien sûr, on voudrait avoir des chiffres qui montent encore plus. La campagne n’est pas terminée», a-t-il pondéré.

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Il a réitéré l’importance pour la population de se faire vacciner avec l’automne et la hausse prévue des cas de COVID.

La Santé publique démarrera également le 5 octobre prochain la campagne de vaccination contre l’influenza, qui se tiendra en parallèle de celle contre la COVID. Il sera possible de recevoir les deux vaccins en un seul rendez-vous.

«L’influenza, comme plusieurs autres virus, ne doit pas être prise à la légère. Il y en a malheureusement qui ont souffert beaucoup, et chaque année, un certain nombre décède. C’est une maladie sérieuse», a soutenu le Dr Boileau.

Les bébés de moins de six mois, les enfants et adultes atteints d’une maladie chronique, les femmes enceintes et les personnes âgées seraient particulièrement vulnérables.

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