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«La réconciliation, c’est la responsabilité de tous les Canadiens», dit Trudeau

Justin Trudeau a accordé l’essentiel de son horaire à des activités en l’honneur des peuples autochtones à l’occasion de deuxième Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, soulignant l’importance que prend désormais cette commémoration aux yeux du gouvernement.

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L’année dernière fut une occasion ratée pour le premier ministre. Il avait créé un tollé après avoir profité de la première édition de la Journée dans l’histoire du pays pour prendre congé à la plage de Tofino, en Colombie-Britannique. Il s’en était excusé abondamment par la suite.

M. Trudeau a tenu à réparer les pots cassés, en assistant à deux cérémonies plutôt qu’une, la première ayant eu lieu tôt en matinée à Niagara Falls et la deuxième à Ottawa, en après-midi.

«La réconciliation, c’est la responsabilité de tous les Canadiens. C’est important de donner l’espace aux voix et aux histoires autochtones et de reconnaitre la vérité», a-t-il déclaré.

Le premier ministre a livré un discours teinté d’optimisme quant à l’avenir du pays et de la réconciliation. Il est revenu à la fois sur les affres du passé, mais a assuré que les Premières Nations sont «indissociables» de l’avenir du Canada.

«Les cicatrices ne guérissent pas du jour au lendemain et la confiance peut prendre beaucoup de temps à se reconstruire», a-t-il poursuivi.

Plusieurs personnalités étaient dans l’audience, dont Phyllis Webstad, la femme à l’origine de la campagne du «Orange t-shirt day» et de «Chaque enfant compte».

M. Trudeau a lui-même passé la journée avec un t-shirt orange sous son veston, sur lequel était affixée une broche symbolisant un t-shirt orange miniature.

Selon les estimations, 150 000 enfants autochtones auraient été arrachés de leur foyer pour être déplacés dans des pensionnats au courant du XXième siècle.

Ottawa, ville orange

La gouverneure générale Mary Simon, elle-même de descendance inuite, était aux côtés du premier ministre au rassemblement qui s’est tenu sur les plaines LeBreton, aux abords de la rivière des Outaouais, en après-midi.

«D’un océan à l’autre, nous devrions aborder le sujet de la réconciliation. Je vous encourage à en parler avec votre famille et vos amis. N’hésitez pas à avoir des discussions difficiles. C’est un exercice ardu, mais nécessaire et gratifiant», a-t-elle lancé à une foule accoutrée d’orange.

«Se souvenir des enfants» était la thématique de la journée. Des centaines de personnes vêtues d’organe ont assisté à la cérémonie de près d’une heure et demie, ponctuée de chants et de discours.

Nash Sagiatook est venu d’Iqualuit, au Nunavut, pour prendre part à l’événement comme aide psychologique pour les personnes traumatisées par leur passage en pensionnat.

«J’ai vraiment été touché par les discours d’aujourd’hui. Je suis content qu’autant de gens se soient déplacés pour assister à cet événement historique», a lancé l’homme d’un certain âge.

L’Agence QMI a rencontré M. Sagiatook après qu’il a pris une photo avec Justin Trudeau avant que ce dernier ne quitte les lieux. Il s’est dit «content» du travail que fait le premier ministre dans le dossier de la réconciliation.

Les activités du gouvernement fédéral et de l’ensemble des fonctionnaires fédéraux étaient à l’arrêt vendredi.

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