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Plus de la moitié des Britanniques estiment que Liz Truss devrait démissionner

Plus de la moitié des Britanniques estiment que la première ministre Liz Truss, en poste depuis moins d'un mois, devrait démissionner, selon un sondage de l'institut YouGov publié vendredi.

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A l'issue d'une semaine de turbulences financières et politiques provoquées par le projet économique de la dirigeante, 51% des Britanniques estiment que la nouvelle Première ministre devrait démissionner. Parmi les électeurs conservateurs, ils sont 36% à penser qu'elle devrait quitter son poste.

Par ailleurs, 54% des Britanniques sont en faveur d'un départ du ministre des Finances Kwasi Kwarteng (41% des électeurs conservateurs).

Nommée première ministre le 6 septembre, les premières semaines de Liz Truss à Downing Street ont d'abord été marquées par le décès de la reine Elizabeth II puis par des annonces budgétaires qui ont viré au fiasco financier en pleine crise du coût de la vie.

Après la présentation d'un «mini-budget» à base de baisses d'impôts massives financées par la dette par son ministre des Finances Kwasi Kwarteng le 23 septembre, les marchés se sont affolés et la livre sterling a atteint lundi un plus bas historique.

Le Fonds monétaire international a alors demandé au Royaume-Uni de revoir sa copie tandis que la banque centrale a décidé d'intervenir en urgence pour calmer le jeu.

Après un mutisme d'une semaine, Liz Truss a fait le tour des stations locales de la BBC jeudi. Elle a refusé toute marche arrière, mais ses silences gênants ont été bien plus remarqués que ses tentatives pour défendre son projet.

La première ministre participera de dimanche à mercredi au congrès annuel du parti conservateur à Birmingham. L'ambiance s'y annonce morose: selon la presse britannique, les lettres de défiance affluent déjà contre la nouvelle dirigeante.

Les ménages britanniques sont étranglés par une inflation à près de 10% et s'inquiètent de savoir s'ils pourront se chauffer ou rembourser leur prêt immobilier cet hiver.

Si Liz Truss a annoncé un gel du plafond des prix de l'énergie, ces derniers ont quand même doublé en un an. Et les baisses d'impôts qu'elle a annoncées vont d'abord bénéficier aux plus riches.

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