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Un référendum pour empêcher la louisianisation, plaide PSPP

Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a donné une entrevue éditoriale à notre Bureau parlementaire hier, alors qu’il était en route pour le Bas-Saint-Laurent.

Photo Nicolas Lachance

Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a donné une entrevue éditoriale à notre Bureau parlementaire hier, alors qu’il était en route pour le Bas-Saint-Laurent.

C’est une question de décennies avant que le Québec devienne comme la Louisiane en raison du déclin du français, plaide Paul St-Pierre Plamondon, assurant qu’un vote pour le Parti Québécois est un vote pour un référendum dans un premier mandat. 

«Oui, c’est un vote pour que l’indépendance se fasse. Un vote assumé pour l’indépendance», a affirmé le chef du Parti québécois dans une entrevue éditoriale avec notre Bureau parlementaire. «Ce n’est pas seulement de faire du Québec un pays, c’est aussi de renverser le déclin de la langue française.»  

Dans l’une de ses publicités, le PQ illustre un Québec qui se fait envahir par une vague rouge d’ici 2050, comme l’image d’un virus qui s’y propage jusqu’à sa disparition totale.  

«C’est une symbolique de démontrer que l’anglicisation comme on a vu dans les autres provinces va prendre une place grandissante», a-t-il mentionné. «À terme, si on laisse le déclin à cette vitesse-là avoir lieu, c’est une question de décennies avant que le Québec ne connaisse le même sort que les autres provinces canadiennes, que la Louisiane et d’autres endroits.» 

Pas une belle situation

St-Pierre Plamondon refuse toutefois d’utiliser le superlatif «suicidaire» comme l’a fait François Legault pour définir les risques liés à de plus hauts seuils d’immigrations. 

«Je ne vois pas beaucoup de scénarios heureux pour la francophonie en Amérique et pour le Québec si on demeure dans le Canada. Le Canada nous réserve un déclin linguistique et culturel»

Mais, «il ne faut pas embellir» une situation qui «n’est pas belle», plaide néanmoins le leader du PQ. 

«Dans un rythme accéléré du déclin du français, ça peut aller très rapidement. Parce qu’il n’y a pas de masse critique de locuteurs francophone dans certaines régions du Québec.»  

Le chef souhaite donc abaisser les seuils d’immigration à 35 000 nouveaux arrivants par année, soit 15 000 de moins que la CAQ. Il milite également pour une immigration économique 100% francophone.  

«On peut choisir de corriger le tir. On doit le faire», a-t-il réitéré, soutenant «qu’il n’y a pas d’avenir pour le français» dans le modèle actuel. 

Peu de turbulence

Il croit que sa montée dans les sondages démontre d’ailleurs qu’il y a un appétit certain pour l’indépendance du Québec, même «de manière importante» chez les jeunes, et que la campagne électorale lui offre enfin l’espace pour en parler.  

Selon PSPP, un processus référendaire est possible, «peu importe les circonstances» économiques; même après une pandémie, une crise inflationniste ou une récession. 

Le chef péquiste ajoute que le Québec vivrait des turbulences économiques «beaucoup moins» intenses que les prévisions établies lors des deux précédents référendums perdants. 

«Dans une économie globalisée, ou les ententes internationales s’appliquent pas mal uniformément, même chose pour les politiques monétaires (...) le risque économique de décider par nous-même a beaucoup diminué», prétend le chef péquiste.

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