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Nathalie Roy se portera candidate à la présidence de l'Assemblée nationale

La candidature de Nathalie Roy à la présidence de l’Assemblée nationale – que le premier ministre « voit d’un bon œil » – est loin de faire l’unanimité, ont signifié sous le couvert de l’anonymat plusieurs députés, qui lui reprochent tous d’avoir été trop partisane par le passé.

Officiellement, les trois partis d’opposition ont tous indiqué qu’ils préféraient attendre que la CAQ fasse connaitre son choix avant de se prononcer, mais des échos négatifs n’ont pas tardé à se faire entendre après que TVA Nouvelles ait rapporté, lundi, que Nathalie Roy se positionne pour la présidence.  

« Ça serait très mal reçu si c'était elle, parce qu’elle est ultra détestée et ultra partisane », a résumé, sans filtre, un député de l’opposition.

« Elle a une réputation très partisane, ce n’est pas la suggestion du siècle », a indiqué à son tour un député influent d’un autre parti d’opposition.  

Des commentaires dans le même sens ont été recueillis au sein même du caucus caquiste, qui compte maintenant 90 députés. « La présidence, ce n’est pas un prix de consolation. C’est une fonction d’envergure », a rappelé un membre du parti au pouvoir, en insistant sur le caractère rassembleur que requiert la présidence de l’Assemblée nationale.    

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Le choix du PM

Contactée par notre Bureau parlementaire, la ministre sortante de la Culture et des communications, dont le retour au conseil des ministres apparaissait incertain, a refusé notre demande d’entrevue, préférant laisser « le processus électoral parlementaire suivre son cours ».  

« Je vous confirme que j'ai manifesté mon intérêt pour ce poste après mûres réflexions », a toutefois confirmé la députée caquiste de Montarville.  

Appelé à réagir, le cabinet du premier ministre s’est limité à dire que François Legault voit la candidature de Nathalie Roy « d’un bon œil », un appui que les deux autres élues caquistes intéressées par la présidence, Sylvie D’Amours et Chantal Soucy, n’ont pas obtenu.    

Deux autres intéressées

Toutes deux ont confirmé qu’elles avaient levé la main, mais qu’elles entendent se rallier au choix du premier ministre.   

« Je suis une fille d’équipe », a répété au téléphone Mme D’Amours, dont l’intérêt pour la présidence ne date pas d’hier.  

« Ça fait un an que j’en parle », a relaté la députée caquiste de Mirabel, qui a beaucoup apprécié son expérience à titre de présidente de la Commission des relations citoyennes après avoir perdu son poste de ministre des Affaires autochtones.  

La députée caquiste de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, a également adoré son expérience des quatre dernières années en tant que vice-présidente de l’Assemblée nationale. « Il était normal que je manifeste mon intérêt (pour la présidence) », a-t-elle confié.  

« Maintenant, si c'est Nathalie, je vais me rallier à Nathalie », a-t-elle assuré. 

Une femme, c'est certain

Mmes D’Amours et Soucy s’entendent pour dire qu’il est temps que la présidence soit confiée à une femme, comme l’a réclamé Québec solidaire, la semaine dernière.  

Mme D’Amours l’a d’ailleurs mentionné au premier ministre en juin dernier, lors d’une rencontre. « Et il m’a dit : oui, tu as raison, ça prendrait une femme », a-t-elle rapporté.  

Techniquement, l’élection à la présidence aura lieu lors de la première séance au Salon bleu, prévue le 15 novembre prochain. Même si la règle prévoit que le président est élu par ses pairs, généralement, une seule candidature est soumise, ce qui fait en sorte que cette personne est proclamée élue. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit au cours des trois précédentes législatures. 

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