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Moscou aura besoin d’au moins deux ans pour rebâtir son armée

La Russie aura probablement besoin de deux à quatre années pour rebâtir ses forces armées au niveau d’avant la guerre qu’elle mène en Ukraine, a estimé mardi le ministre estonien de la Défense, plaidant pour une pression continue sur Moscou. 

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Lors d’un déplacement à Washington, Hanno Pevkur a prédit un long conflit et a exhorté l’Occident à se tenir aux côtés des Ukrainiens jusqu’à ce qu’ils parviennent à la victoire pour «le monde libre».

Alors que la Russie s’est tournée vers l’utilisation de drones kamikazes, supposément achetés à l’Iran, M. Pevkur a affirmé avoir appris que l’arsenal russe s’était réduit au point de voir les forces russes utiliser le système de défense antiaérienne S-300 comme d’ordinaires missiles, et que certains obus russes explosaient avant même d’atteindre leur cible, en raison de leur ancienneté.

«Le consensus, plus ou moins, est que cela prendra deux à quatre années à la Russie pour restaurer certaines capacités ou même des capacités similaires à ce qu’elle possédait» avant la guerre, a affirmé le ministre estonien lors d’une table ronde devant la presse.

Selon lui, les sanctions occidentales ont particulièrement affecté la production d’avions et la maintenance d’hélicoptères en privant la Russie d’éléments clés.

«Quand nous pouvons trouver de nouveaux moyens d’affecter la Russie avec les sanctions, bien sûr nous devons le faire», a déclaré Hanno Pevkur, qui venait de rencontrer son homologue du Pentagone.

Dans un communiqué suivant cette rencontre, le ministre américain de la Défense Lloyd Austin a «salué l’Estonie pour son soutien à l’Ukraine tourné vers le futur». Il a également «exprimer son accord avec le ministre Pevkur sur la nécessité de maintenir un important soutien (à Kyïv) à l’avenir».

Hanno Pevkur a averti devant les journalistes que Moscou avait toujours la capacité de mener des attaques, y compris sur des membres de l’OTAN tels que l’Estonie.

Il a cependant minimisé la possibilité d’une frappe nucléaire, une option brandie par le président russe Vladimir Poutine lors de son annonce de l’annexion de territoires ukrainiens.

La Russie a déjà «provoquer la peur en Ukraine» avec ses attaques conventionnelles, a souligné M. Pevkur, affirmant qu’il ne voyait pas de «valeur ajoutée, positive pour la Russie» à une frappe nucléaire.

«Ils perdraient leurs soutiens silencieux comme la Chine ou d’autres à cause de cela», a-t-il estimé.

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