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Prix des maisons neuves: aucune baisse à l’horizon

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Illustration Adobe Stock

Le prix des maisons neuves ne risque pas de baisser malgré l’espoir de certains acheteurs selon un expert.

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Le coprésident chez Industries Bonneville, Dany Bonneville, estime que certaines personnes pensent à tort que le prix des maisons neuves diminuera. Selon lui, la seule baisse possible sera en lien avec le coût des résidences existantes.

En entrevue à QUB radio mercredi, M. Bonneville a prévenu que le consommateur qui préfère attendre de voir les prix baisser va manquer la parade et il n’embarquera jamais dedans. « Le mal est fait. Le prix des matériaux continue de monter. Nous n’avons pas encore commencé à voir une stabilité dans les prix », a-t-il mentionné au micro de Philippe-Vincent Foisy.

Toutefois, il pourrait y avoir une baisse associée aux maisons existantes, car il y a eu de l’exagération selon lui.

« On demandait 700 000 $ pour une habitation, mais pour avoir la maison, il fallait mettre 800 000 $. Les résidences ont été achetées sans garantie légale. Il y a eu une exagération complètement folle. Il va y avoir un ajustement à cet endroit », a-t-il prévenu.

L’homme d’affaires a affirmé que tous les manufacturiers ont augmenté les salaires de leurs employés pour les garder pendant la pandémie. « À moins d’avis contraire, je ne pense pas que l’un de mes employés va venir me voir pour me dire que je peux réduire son salaire. De plus, les manufacturiers ont été pris avec une perte de productivité importante en raison de l’absentéisme, de la COVID-19 et du manque de main-d’œuvre », a souligné M. Bonneville, ajoutant que 40 % des gens œuvrant à son usine effectuent 40 heures par semaine.

Danny Bonneville estime que tout le monde a eu l’idée de s’acheter une maison et une résidence secondaire pour en faire un Airbnb pendant la pandémie. « Des projets de retraite ou de préretraite ont été devancés. Cela a créé un certain vacuum et la demande est un peu moins grande. Avec tout ce qui se passe sur le marché, nous avons des consommateurs un peu plus craintifs », a noté M. Bonneville. Cela dit, le coprésident d’Industries Bonneville a mentionné qu’un salon de l’habitation a été organisé récemment à leur bureau et il a pu voir un engouement pour le domaine de l’habitation.

Regard vers le futur

Selon lui, certaines entreprises de l’industrie de l’habitation ont été gardées sur respirateur artificiel en raison des nombreuses subventions gouvernementales. « Des entreprises n’étaient pas solvables avant la pandémie et leur modèle d’affaires ne fonctionnait pas. Les subventions leur ont donné une deuxième vie. Un ménage se fera à partir de l’an prochain. Les entreprises qui ont un modèle qui fonctionne plus ou moins auront plus de difficultés », a-t-il anticipé.

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