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Le Québec a «la capacité d’augmenter ses seuils d’immigration», martèle Trudeau

Le Québec «a depuis longtemps la capacité d’augmenter ses seuils d’immigration», a réitéré le premier ministre Justin Trudeau, questionné une nouvelle fois sur la capacité d’accueil de la seule province francophone mercredi matin.

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Contrairement au gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ), M. Trudeau ne voit pas d’opposition entre la protection du français au pays et au Québec et la hausse des cibles d’immigration.

«On va continuer de travailler avec Québec pour s’assurer qu’on a de l’immigration francophone. On va d’ailleurs atteindre les cibles, pour une première fois probablement, d’immigration francophone [de 4,4 %] hors Québec. On va continuer d’assurer la protection du français partout», a-t-il dit.

L’immigration est d’abord et avant tout un enjeu économique à ses yeux.

«On sait qu’on va créer de la croissance économique, on va bâtir des maisons et on va contrer la pénurie de main-d’œuvre avec plus d’immigrants», a-t-il prononcé en mêlée de presse.

Mardi, le ministre fédéral de l’Immigration Sean Fraser a dévoilé un plan d’immigration triennal qui prévoit l’accueil de 500 000 nouveaux résidents permanents par année au pays à partir de 2025.

Si la répartition se faisait de manière proportionnelle, cela représenterait 100 000 immigrants économiques par année au Québec, soit le double de sa cible actuelle, fixée à 50 000.

«Déjà à 400 000, il y avait un problème, donc à 500 000, encore plus», a commenté le premier ministre François Legault dans la capitale provinciale. «Déjà à 50 000, on a de la difficulté à arrêter le déclin du français.»

«Vraiment là, il va falloir que M. Trudeau, M. Rodriguez, et les gens à Ottawa comprennent qu’on a un défi ici et qu’on veut garder le français à long terme», a conclu François Legault.

Le lieutenant du Québec à Ottawa, Pablo Rodriguez, a indiqué en matinée que les nouvelles cibles fédérales présentent «une opportunité pour le Québec, parce que le Québec a besoin, comme toute autre province, de plus de main-d’œuvre».

«Québec a déjà les moyens, s’il le veut, d’augmenter de façon importante leur immigration, et qu’elle soit 100 % francophone, ça il ne faut pas l’oublier», a-t-il dit.

M. Rodriguez reconnait cependant que le Québec a des «défis supplémentaires parce qu’on est francophones».

«On ne fait pas d’enfants. La population ne se renouvelle pas. Il y a une pénurie de main-d’œuvre. Il y a une partie de la solution, pas toute, mais une partie de la solution passe par l’immigration», a-t-il dit.

Le ministre du Patrimoine a aussi affirmé que le fédéral accordait 700 millions $ pour les efforts de francisation au Québec.

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