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Convoi de la liberté: des manifestants armés mais pas «extrémistes»

Un des organisateurs du « convoi de la liberté » de Coutts, en Alberta, a tenu à se dissocier d'une organisation d'extrême droite dont des membres armés ont été arrêtés en marge d’un blocus en février.

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« Ce n’était pas nous. C’était des individus qui étaient parmi nous et qui avaient, selon les allégations, des opinions différentes des nôtres », s’est défendu Marco Van Huigenbos devant la Commission d’enquête sur les mesures d’urgence, mardi.

M. Van Huigenbos, conseiller municipal de la petite municipalité de Fort Macleod au sud de Calgary, était l’un des porte-parole des manifestants de Coutts.

Dans cette petite ville frontalière de l’Alberta, douze personnes ont été arrêtées le 13 février à la suite de la saisie d’un arsenal d’armes à feu. 

Le lendemain, le gouvernement fédéral invoquait la Loi sur les mesures d’urgence, craignant un risque pour la sécurité nationale.

Complot pour meurtre

Parmi les personnes arrêtées, cinq avaient participé à l’occupation d’Ottawa avant de rejoindre les manifestants de Coutts, et quatre ont été accusées de complot pour meurtre contre des agents de la GRC.

M. Van Huigenbos a défendu l’un d’entre eux : Chris Lyzak. Il l’a qualifié de « géant amical » qui participait avec lui au blocus de la frontière entre l’Alberta et les États-Unis.

Il a aussi indiqué qu’il ignorait que des armes circulaient parmi les manifestants.

De son côté, Lyzak a admis avoir apporté une arme de poing et une arme longue à Coutts. Il risque une sentence de prison à vie s’il est reconnu coupable de complot pour tuer des agents de la GRC.

L’homme de 48 ans est lié au fondateur de la milice d’extrême droite Diagolon, Jeremy MacKenzie. 

Les deux hommes se sont connus en 2021, d’après le témoignage de MacKenzie devant la commission la semaine dernière.

Pacifique et familial

M. Van Huigenbos, lui-même accusé de méfait en lien avec sa participation au blocus, a indiqué qu’il n’avait jamais entendu parler de Diagolon et de Jeremy MacKenzie avant la découverte de l’arsenal d’armes à Coutts.

Il a décrit le blocus albertain comme un rassemblement pacifique et familial, et a expliqué que les participants ont décidé de lever le camp immédiatement après avoir appris la saisie d’armes pour s’en dissocier complètement.

« Pour moi, c’était très clair [...] que notre message avait été perdu », a-t-il déclaré tout en soulignant que les armes saisies étaient légales.

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