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Biden souhaite discuter avec Xi de «lignes rouges» à ne pas franchir

Le président américain Joe Biden a exprimé mercredi son souhait de discuter avec son homologue chinois Xi Jinping de « lignes rouges » mutuelles à ne pas franchir, lors du sommet des chefs d’État du G20 prévu mi-novembre. 

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« Ce que je veux faire avec lui, lorsque nous nous parlerons, c’est déterminer le type de lignes rouges » que nous devons respecter, a déclaré le dirigeant démocrate lors d’une conférence de presse à Washington.

M. Biden a précisé vouloir étudier l’existence d’un éventuel conflit entre « ce qu’il (Xi Jinping) estime relever des intérêts nationaux critiques de la Chine (et) ce que je sais être les intérêts nationaux critiques des États-Unis ».

Le président américain s’est dit prêt à œuvrer à la résolution d’un tel conflit, alors que les relations entre Pékin et Washington se sont récemment tendues et dégradées.

Le locataire de la Maison-Blanche se rend en fin de semaine en Asie, d’abord à un sommet de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) à Phnom Penh, puis à une réunion du G20 à Bali et enfin au Forum de coopération Asie-Pacifique (Apec) à Bangkok.

Il s’agira de rendez-vous stratégiques pour les États-Unis, qui ont identifié la Chine comme leur « seul rival » à long terme et tentent de rallier à leur cause des pays, notamment en Asie du Sud-Est, qui sont réticents à s’opposer à Pékin.

Le président américain a confirmé mercredi qu’il aborderait la question très sensible de Taïwan avec Xi Jinping.

« La doctrine sur Taïwan n’a pas du tout changé », a encore répété M. Biden, en évitant de reformuler des précédents propos qui avaient irrité Pékin, selon lesquels l’armée américaine défendrait Taïwan si l’île était attaquée.

Xi Jinping a le mois dernier obtenu un troisième mandat à l’occasion du Congrès du Parti communiste chinois (PCC), renforçant son statut de dirigeant chinois le plus puissant depuis Mao Tsé-toung. Cela suscite la crainte à Taïwan, mais aussi à Washington, que la Chine ne redouble d’efforts pour obtenir sa réunification avec l’île.

Washington maintient historiquement une politique d’« ambiguïté stratégique » à propos d’une éventuelle intervention militaire américaine si Taïwan était attaqué par la Chine.

La Chine populaire estime que Taïwan est l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949.

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