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Les faillites ont explosé en septembre au pays, et le pire est à venir

Le nombre de faillites a explosé au Canada au cours du mois de septembre par rapport à 2021.

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Selon les nouvelles données du gouvernement fédéral, les faillites ont explosé de 22,5% en septembre chez les ménages canadiens. 

Ainsi, 9441 faillites ont été enregistrées cette année comparativement à 7705 en 2021, selon le Bureau du surintendant des faillites Canada.

Ces chiffres comprennent à la fois les faillites personnelles et les propositions de consommateurs, où des accords sont négociés avec les créanciers, ces derniers représentant près des trois quarts de toutes les insolvabilités de consommateurs.

La situation est encore pire pour les entreprises, où les faillites et les propositions aux créanciers ont augmenté de 37 % en septembre par rapport à l'année précédente. 

Selon Pierre Fortin, président du syndic de faillite Jean Fortin et Associés, la hausse des faillites est un retour par rapport au niveau particulièrement bas enregistré lors de la pandémie. 

«On avait la moitié moins de dossiers d’insolvabilité qu’on avait pendant la pandémie. On voit qu’il y a une certaine recrudescence. Au niveau des entreprises, on est à -13% de ce qu’on avait comme volume d’avant la pandémie. Au niveau des individus, on est à -40% de ce qu’on avait avant la pandémie. On voit que les ménages canadiens résistent beaucoup mieux à ce qui est en train de se passer que les entreprises qui elles sont beaucoup plus mal en point, surtout les petites et les moyennes entreprises», observer Pierre Fortin.  

Si les fonds publics ont grandement aidé les ménages, Pierre Fortin souligne que les créanciers ont aussi fait preuve d’une plus grande flexibilité. 

«Ajoutez à cela le fait que les gens ne pouvaient pas dépenser, on a eu un taux record d’épargnes», ajoute-t-il. 

Les économistes considèrent que la situation devrait continuer à se dégrader dans les mois à venir.

Si les consommateurs ont constitué beaucoup d’épargnes pendant la pandémie, la montée de l’inflation et le retour aux dépenses «normales» fait grandement augmenter le taux d’endettement. 

«Les gens qui ont des grosses hypothèques pourraient en subir les conséquences après Noël ou au printemps prochain, lorsqu’on aura épuisé toutes les options, c’est-à-dire le bas de laine, et les cartes de crédits», conclut Pierre Fortin. 

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