/regional/abitibi

Inclusion des Autochtones et des Inuits à l'économie: des engagements et des ondes positives à Val-d'Or

Émilie Parent-Bouchard / AGENCE QMI

Élus, minières, forestières et institutions ont pris un train d’engagements afin de favoriser l’inclusion des Premières Nations et des Inuits à l’économie québécoise à l’occasion du Cercle économique interrégional des Peuples autochtones qui se tient à Val-d’Or, en Abitibi, jusqu’à mercredi. 

L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), par exemple, formera gratuitement chacun de ses quelque 1000 employés à la culture et aux réalités autochtones. La MRC d’Abitibi souhaite quant à elle se doter d’une nouvelle corporation de développement économique qui impliquerait les acteurs économiques des environs d’Amos, mais ferait aussi une place de choix à la communauté anishnabe de Pikogan, située à proximité.

Pour la minière Eldorado Gold, qui exploite depuis 2019 la mine d’or Lamaque, à Val-d’Or, la volonté est de conclure, d’ici un an, une entente «mutuellement bénéfique» avec les communautés autochtones de Lac-Simon et de Kitcisakik.

Émilie Parent-Bouchard / AGENCE QMI

Un bassin de main-d’œuvre à développer

«On veut du concret. On a commencé à s’impliquer à l’école pour développer les jeunes, développer la communauté, fait valoir le vice-président et directeur général d’Eldorado, Sylvain Lehoux. C’est plus comme dans le passé. Aujourd’hui, on veut travailler ensemble dès les balbutiements des projets. Rétention, pénurie de main-d’œuvre, c’est ce qu’on a sur les lèvres tous les jours. Les communautés ont de la main-d’œuvre, c’est à nous de les former.»

La cheffe de Lac-Simon, Adrienne Jérôme, affirme de son côté qu’«à force d’avancer, avec la communauté, avec Eldorado, on se forme nous comme communauté». «C’est de l’ouverture, c’est de l’engagement avec notre communauté. Plus on avance, plus les gens ont confiance en nous.»

Émilie Parent-Bouchard / AGENCE QMI

Quand les passages douloureux se transforment en positif

Pour l’ancien ministre libéral Pierre Corbeil, qui était maire de Val-d’Or lors de la «crise de Val-d’Or» — moment de vives tensions dans la foulée d’allégations de sévices sexuels et d’abus de pouvoir de policiers envers des femmes autochtones au milieu des années 2010 —, du positif peut aussi naître des moments douloureux.

«L’activité à laquelle on assiste témoigne de l’évolution rapide des choses depuis ces moments moins glorieux. Les gens ont voulu réellement s’investir dans le rétablissement d’un dialogue plus fructueux, efficace, concret», fait-il valoir.

Émilie Parent-Bouchard / AGENCE QMI

Le ministre responsable des relations avec les Premières Nations et les Inuits, Ian Lafrenière, qui était également présent à la rencontre de Val-d’Or, mardi, abonde dans le même sens.

«Je suis content de voir que les gens adhèrent, dit-il. Dans la salle, il y a environ moitié-moitié d’Autochtones et d’allochtones. On a des gens de différentes entreprises ici et c’est comme ça qu’on s’assure que ça perdure dans le futur», mentionne M. Lafrenière, ajoutant que, selon son gouvernement, la «relance économique passe par l’implication des Premières Nations et des Inuits».

Émilie Parent-Bouchard / AGENCE QMI

Le ministre s’est par ailleurs dit heureux de constater qu’il y a une suite au Grand cercle économique des Peuples autochtones et du Québec tenu en novembre dernier à Montréal, et que celui-ci n’a pas été qu’un «grand feu» sans réel suivi.

Le prochain Cercle économique interrégional des Peuples autochtones aura lieu à Gatineau, au printemps prochain.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.