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Dix entreprises responsables de la moitié des GES du secteur industriel

DOSSIER POLLUEUR AU QUÉBEC

Photo André Paquette, Hélicoptère TVA Nouvelles

Québec qui est en passe de rater ses cibles en matière de lutte contre les changements climatiques doit décarboniser le secteur industriel, deuxième émetteur de gaz à effet de serre dans la province.

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C’est la conclusion à laquelle est parvenu l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) dans une note, publiée mercredi, qui met l’accent sur le déséquilibre entre l’empreinte carbone des industries polluantes et leur contribution à l’économie québécoise.

Selon cette étude, en 2019, dix entreprises québécoises ont été à elles seules responsables de près de la moitié des émissions attribuables au secteur industriel, alors que celui-ci émet 30 % des GES au Québec.

Écoutez l'entrevue avec Colin Pratte, co-auteur de l'étude et chercheur à l'iris à l’émission de Yasmine Abdelfadel diffusée chaque jour en direct 13 h 35 via QUB radio :

Les entreprises du secteur industriel ont un impact environnemental disproportionné par rapport aux bénéfices économiques induits pour le Québec, puisque 72 établissements industriels les plus polluants, avec moins de 1 % des emplois, sont responsables de 22 % des GES.

«Pour limiter le réchauffement planétaire, miser sur l’électrification des transports ne suffit pas. Les grands pollueurs au Québec doivent redoubler d’efforts pour réduire leur empreinte environnementale», a soutenu Colin Pratte, coauteur de la note et chercheur associé à l’IRIS.

L’ensemble des actionnaires des dix entreprises responsables de la moitié des émissions du secteur industriel sont situés à l’étranger, ce qui nuit à la rétention de la richesse créée dans la province.

«Non seulement une poignée d’établissements industriels alourdissent d’année en année le bilan carbone du Québec, mais le bénéfice économique qu’en tire la population québécoise est somme toute limité», a déploré M. Pratte.

L’IRIS estime que la transition écologique que doivent opérer ces industries polluantes doit toutefois être planifiée pour éviter qu’elle soit dommageable pour les régions du Québec qui en dépendent.

QS réclame un Sommet

Face à ces chiffres, le porte-parole de Québec solidaire et responsable en matière de lutte aux changements climatiques, Gabriel Nadeau-Dubois, a demandé au premier ministre François Legault de convoquer un Sommet national sur le climat réunissant entreprises, syndicats, associations citoyennes et communautés autochtones.

«Il faut mettre tout le monde autour de la table pour établir un vrai plan de match pour atteindre les objectifs de réduction des GES du Québec. On s'en va dans le mur, ça prend un vrai chantier collectif», a-t-il indiqué dans un courriel à l’Agence QMI.

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