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Blâme du Protecteur du citoyen: l’ex-ministre de l’Éducation Sébastien Proulx n'exclut pas une poursuite

L’ex-ministre de l’Éducation de janvier 2016 à 2018, Sébastien Proulx, n’exclut pas de poursuivre le Protecteur du citoyen après la diffusion, jeudi, d’un rapport blâmant son ministère pour un «traitement de faveur» à des organismes.

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«C’est clair que l’on attaque mon intégrité. Je vais regarder mes options. Je vais commencer par répondre à toutes les questions sur la nature du programme et sur mon travail et ensuite je verrai», dit-il en entrevue au TVA Nouvelles 22h.

M. Proulx soutient qu’il n’a rien à se reprocher dans ce dossier et qu’il «ne regrette rien».

«Je ne m'excuserai jamais d'avoir soutenu les organismes les plus crédibles dans l'aide à l'enfance au Québec, comme Allô Prof et le Club des petits déjeuners, alors que j'étais ministre de l'Éducation», déclare-t-il dans un communiqué diffusé jeudi soir. 

Dans ses conclusions rendues publiques jeudi, le Protecteur du citoyen conclut que «le pouvoir discrétionnaire d’accorder une subvention a été exercé de façon inéquitable. Dans plusieurs situations, des organismes ont véritablement bénéficié d’un traitement de faveur».

Écoutez l'entrevue avec Sébastien Proulx à l’émission de Philippe-Vincent Foisy diffusée chaque jour en direct 7 h 45 h via QUB radio : 

Si le Protecteur du citoyen ne mentionnait pas, dans ses documents, le ministère et le cabinet en question, il a été révélé plus tard en journée, qu’il s’agissait du ministère de l’Éducation et que la plainte a été formulée en février 2018. 

Parmi les organismes qui ont bénéficié du programme de 60 M$ se trouvent notamment le Club des petits déjeuners du Canada, la Fiducie d’Éducation des adultes des Premières Nations, Allô prof, la cantine pour tous, la Fédération des comités de parents du Québec, Secondaire en spectacle, l’Institut des troubles d’apprentissage et la Fondation québécoise pour l’alphabétisation.

Sébastien Proulx, qui occupait le poste de ministre de l’Éducation à l’époque, soutient que «ces organismes essentiels sont financés par un programme discrétionnaire de soutien aux partenaires, justement pour leur éviter les dédales administratifs et accélérer la réponse aux besoins». 

Traitement «indigne»

L’ex-ministre de l’Éducation qualifie le traitement de cette affaire d’«indique des institutions québécoises». 

«On ne m'a jamais appelé. On ne m'a jamais rencontré. Je n'ai jamais été invité à livrer ma version des faits. On diffuse aujourd'hui de façon insidieuse «les constats» d'un rapport qu'on garde confidentiel», déplore-t-il dans le communiqué. 

«Et quelle aurait été ma faute? Secouer le pommier pour mieux soutenir des organismes qui nourrissent les enfants, qui aident les enfants en difficulté d'apprentissage, qui aident les enfants autochtones, qui aident les enfants handicapés!», ajoute-t-il.

Écoutez la rencontre Montpetit-Déry diffusée chaque jour en direct 13 h 55 via QUB radio:

Sébastien Proulx affirme qu’il n’a rien à se reprocher. 

«Et si c'était à refaire, je referais exactement la même chose», déclare l’ex-ministre. 

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