/regional/troisrivieres/mauricie

Pièces qui tombent ou se brisent: l'état de la flotte d'auto-patrouilles de la SQ inquiète

L'état de vieillissement de la flotte d'auto-patrouilles de la Sûreté du Québec commence à être préoccupant depuis qu’il a atteint un niveau «critique», s'alarme le syndicat des policiers provinciaux.

Des voitures sont maintenues en service même si leur durée de vie utile est dépassée, provoquant à quelques reprises des accidents.

Ainsi, le train arrière d'un véhicule patrouille en mouvement s'est soudainement rompu sur une route de Charlevoix. Le véhicule avait au compteur 4000 kilomètres de plus que la limite.

«Un policier qui se trouve à patrouiller à Saint-Hilarion, sur une route à 75 kilomètres, en ligne droite et soudainement il a failli perdre le contrôle de son véhicule et entrer en collision avec un automobiliste et ce, en raison d'un support qui soutient la roue arrière du véhicule qui a cédé. N'eût été de l'expérience exceptionnelle du policier, il y aurait eu un accident», a relaté Jacques Painchaud, président de l'Association des policières et policiers provinciaux du Québec.

D’autres évènements semblables sont survenus. Il est arrivé que les gyrophares d'un véhicule se décrochent, que des éléments de tableaux de bord se détachent et doivent être fixés à l'aide de ruban gommé ou encore pire, lorsque la conduite d'un véhicule s'est bloquée. Le conducteur a tout de même pu se ranger sur l'accotement.

La pandémie, la pénurie de main-d’œuvre, le ralentissement des chaînes de montage et logistique sont à l'origine des difficultés de la Sureté du Québec à renouveler sa flotte qui compte 1100 auto-patrouilles.

Il y a deux ans, une entente avait été conclue avec les policiers pour prolonger de 20 000 kilomètres la durée de vie des véhicules, jusque-là limitée à 200 000 kilomètres. Cette entente arrivera à terme le 31 décembre prochain.

«Il faut admettre qu’actuellement, le plan de suivi qui a été proposé par la Sûreté du Québec comporte des failles et nous, nous sommes très inquiets de la situation», a ajouté le président du syndicat.

Celui-ci entend suggérer aux policiers patrouilleurs d'exercer, en vertu des normes de santé et sécurité au travail, un droit refus s'ils jugent que prendre le volant d’un véhicule présente des risques.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.