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«C'était un père aimant» - Anne Elizabeth Lapointe

Le comédien Jean Lapointe restera gravé dans la mémoire des Québécois pour son altruisme et sa lutte contre les dépendances, croit sa fille Anne Elizabeth Lapointe , qui est aussi directrice générale de la Maison Jean Lapointe.

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«C’était un père tellement aimant, toujours tourné vers ses enfants, son épouse. Toujours préoccupé par le bien-être des autres, toujours prêts à nous aider. Jusqu’au bout, jusqu’à la fin, il aura été égal à lui-même», a confié avec émotion Mme Lapointe en témoignant de l'héritage de son père sur les ondes de LCN.

Lui-même devenu alcoolique après avoir connu le succès, Jean Lapointe a longuement lutté contre ses démons. Sa fille a raconté que le déclic s’est produit lorsqu’il s’était échappé d’une désintoxication à l’hôpital Saint-Luc, pour finalement trouver refuge sur un banc de parc où il a réalisé l’ampleur de sa dépendance.

«C’était le plus beau cadeau de sa vie, et pour nous tous, parce que c’était le début de tout ce qu’il a fait pour aider les gens souffrant de dépendances», a noté sa fille.

Jean Lapointe et sa fille Anne Elizabeth Lapointe lors d’un événement, le 5 octobre 2022

TOMA ICZKOVITS

Jean Lapointe et sa fille Anne Elizabeth Lapointe lors d’un événement, le 5 octobre 2022

Fondée en 1982, la Maison Jean Lapointe accueille des gens qui éprouvent un problème de dépendance, non seulement aux drogues et à l’alcool, mais aussi au jeu, un autre grand combat de l’ancien sénateur.

«Il était vraiment très animé lorsqu’il parlait de son combat contre les loteries vidéo. [...] À la Maison Jean Lapointe, ça fait depuis l’an 2000 qu’on aide les gens qui ont des problèmes de jeux. Toute la détresse qu’on a pu témoigner de ces gens-là, c’est quelque chose qui touchait énormément mon père», a souligné Anne-Élizabeth Lapointe.

Son talent indéniable sur les planches et son combat contre les dépendances a fait de Jean Lapointe une figure adorée des Québécois, un amour qu’il ne réalisait pas nécessairement.

«Je crois qu’une fois sur scène, il le sentait [...], mais je ne sais pas qu’il était bien conscient de tout ça», a confié sa fille.

«C’était un naturel. Quelqu’un qui n’avait jamais étudié, mais qui avait vraiment tout ce qu’il fallait pour être un excellent comédien. Et même chez nous, on trouvait ça remarquable. Moi, une de mes sœurs, mon frère, on a étudié en théâtre, espérant avoir un jour une infime partie du talent de notre père qui était inégalable, de toute façon.»

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