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Saint-Hyacinthe: La fermeture de l’usine Olymel crée une grande déception

Caroline Lepage / AGENCE QMI

La récente annonce de la fermeture de l’usine Olymel de la rue Saint-Jacques à Saint-Hyacinthe surprend et crée une grande déception chez les employés.

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«Ce n’est jamais une bonne nouvelle de perdre son emploi. C’est une grande période d’insécurité pour les travailleurs!» nous a dit en entrevue Roxane Larouche, porte-parole du syndicat des Travailleurs et travailleuses unis de l'alimentation et du commerce Canada (TUAC).

Cette usine qui fermera définitivement en février prochain compte 107 employés, dont plusieurs qui cumulent 40 ans et plus d’expérience.

«Ils étaient en état de choc hier [jeudi, jour de l’annonce par la compagnie]», a ajouté Mme Larouche, qui ne s’attendait absolument pas à une telle décision.

Une soixantaine de mises à pied ont été effectuées cet été à cette usine qui servait de fondoir, d’entreposage et d’emballage de produits de porc. D’après la porte-parole des TUAC, ces compressions de personnel donnaient l’impression que la restructuration était terminée.

La Maskoutaine Louise Laliberté, que nous avons rencontrée lors de notre passage à Saint-Hyacinthe, vendredi, donnait un cours en ligne à son amie quand son mari lui a annoncé la fermeture de son usine, dès son retour du travail.

«Ça faisait plus de 30 ans qu’il travaillait là. Mon amie était tout à fait surprise. Dans leur situation, c’est un revenu important», nous a-t-elle confié.
Cette fermeture soudaine lui rappelle celle de l’usine Olymel de Saint-Simon, où elle habitait à l’époque, et qui avait fait beaucoup de bruit.
Comité de reclassement

L’employeur offre aux employés de les relocaliser, avec les mêmes conditions, dans les usines des environs, soit Saint-Damase, Sainte-Rosalie, Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville et Saint-Jean-sur-Richelieu ou ailleurs.

Les TUAC demandent qu’un comité de reclassement soit mis en place et que celui-ci puisse négocier pour obtenir le plus d’avantages possible pour les travailleurs.
«Fermer l'usine de Saint-Hyacinthe fait partie des mesures difficiles, mais nécessaires et responsables pour que le secteur du porc frais retrouve le chemin de la rentabilité», a déclaré le président-directeur général d'Olymel, Yanick Gervais, par voie de communiqué, jeudi.

«Je pense aux 107 travailleurs qui perdent leur emploi. C’est désolant! Ce sont des emplois bien rémunérés», a commenté le maire de Saint-Hyacinthe, André Beauregard, vendredi.
Des hausses salariales et une bonification des primes avaient été accordées en février 2022. Dès son embauche, un travailleur à la production gagnait de 20,50 $ à 27,70 $, selon la classification.

«C’était de belles augmentations», soutient Mme Larouche.

Campus étudiant?

Des tests de sol effectués cet été avaient éveillé certains soupçons au sujet de possibles changements ou projets. Des informations circulent actuellement voulant que l’emplacement de l’usine devienne un campus étudiant.

«Ça ne serait pas surprenant!» nous a dit le maire, spécifiant que des établissements d’enseignement se trouvent à proximité.

À son avis, le terrain de cette usine, implantée il y a plus de 50 ans, sera recherché sur le marché.

Des étudiants, comme Joëlle Remy, voient d’un bon œil la disparition de cette usine à proximité de leur lieu d’études.

«L’usine générait des odeurs de viande crue qui n’étaient pas très agréables», nous a dit l’étudiante en médecine vétérinaire.

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