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Troisième lien: Drainville déplore le blocage d'Ottawa

Irrité par le refus du fédéral de financer le projet de troisième lien, le député de Lévis, Bernard Drainville lance une pique au gouvernement Trudeau en l'invitant à s'occuper du pont de Québec avant de se braquer sur le tunnel.

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«Je pense qu'il faut écouter la population un peu là-dedans. Ça fait longtemps qu'elle l'attend, le troisième lien. Et quand tu regardes le vieillissement des deux infrastructures, je trouve qu'une certaine ouverture serait de bon aloi, plutôt que l'attitude de fermeture que j'observe présentement. Par ailleurs, j'aurais le goût de dire à M. Duclos: serait-il possible que le fédéral règle le dossier du pont de Québec, qu'ils se sont engagés à régler?» 

Le ministre de l'Éducation et député de Lévis a fait cette déclaration vendredi, en marge de l'inauguration du chalet d'accueil du parc de la rivière Etchemin, à Lévis. Il répondait au ministre fédéral et député de Québec, Jean-Yves Duclos, qui, la veille, avait fermé la porte à tout financement du tunnel Québec-Lévis, un projet que le fédéral considère comme autoroutier, dans les futures enveloppes de fonds d'infrastructures. 

M. Drainville s'est dit tout de même confiant. «On continue de s'attendre à ce que le gouvernement fédéral participe au financement du troisième lien.» 

Il rappelle que le projet compte une part de transport en commun et s'est dit ouvert à l'augmenter. «S'il faut ajouter du transport en commun, par exemple les plages horaires qui sont prévues, ben on les élargira.» 

«Blocage politique» 

Pour le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, la position de M. Duclos n'est rien d'autre qu'un «blocage politique». Surtout, dit-il, qu'Ottawa se prononce sans avoir vu les études qui doivent être présentées en 2023. «Comment un gouvernement qui se doit d'être responsable aux demandes du Québec peut-il conclure que c'est terminé? Attendons de voir les études que le gouvernement du Québec a promis de déposer en 2023 pour savoir où le projet va passer et après on pourra en discuter. Nous, on trouve que ça ressemble davantage à un blocage politique. À mon avis, c'est une game entre les deux gouvernements et on voit que ce n'est pas au diapason.» 

Il soutient que le projet compte une part de transport en commun et qu'Ottawa devrait au moins financer cette partie. «C'est le minimum requis.» Quand on lui rappelle que la dernière mouture du projet fait moins de place aux autobus que la version précédente, avec des voies qui ne sont pas réservées toute la journée, le maire réplique qu'«on verra quand les études vont sortir. [...] On verra la mouture qui va sortir. Ça bouge tellement depuis quelques années, on verra».  

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