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Déclaration controversée sur les anti-tramway: Bruno Marchand veut «préciser le message»

Devant le tollé suscité par sa déclaration controversée, dans laquelle il associait les anti-tramway à la pollution, Bruno Marchand a voulu «préciser le message» dès son arrivée en sol québécois. 

Le maire de Québec a pris la parole devant les médias, samedi en fin de matinée, à l’aéroport Jean-Lesage où il venait d’atterrir, en provenance de Paris, au terme de sa première mission à l’étranger. 

«Je n’ai pas été mal cité. Mais ce que je tiens à préciser aujourd’hui, c’est que c’est pas vrai que je vais m’immiscer comme un juge, puis dire aux gens: "Voici, moi j’ai à vous juger." Pas du tout», a-t-il assuré. Je n’ai jamais pensé et je ne penserai jamais que quelqu’un qui est contre le tramway est un pollueur. » 

Contrairement à d’autres maires ailleurs dans le monde, M. Marchand a réitéré qu’il ne voulait pas «décider pour les autres». Sa volonté est plutôt celle d’offrir une autre façon de se déplacer, par l’intermédiaire du tramway, pour que les citoyens de Québec aient des choix viables, a-t-il expliqué en substance.  

Tout en assumant sa déclaration de vendredi, il a tenu à rappeler qu’il n’a qualifié personne de pollueur.  

Statu quo impossible

D’après lui, «quelqu’un pourrait dire: "Moi je suis pour l’environnement, je cherche à réduire les gaz à effet de serre. J’ai un comportement qui en émet le moins possible par exemple", et ne pas penser que le tramway est la bonne solution. Ça se défend.»  

Cela dit, «si c’est pas le tramway, c’est quoi? Cette question-là demeure. Si on dit: "ça peut pas être le tramway", ça ne peut pas être le statu quo. C’est ça que je dis», a-t-il déclaré.  

Le maire de Québec a ajouté que «si on nous dit que la solution, c’est les bus – ça ne marche pas. Sur certains axes routiers de Québec, qui sont déjà chargés, on ne peut pas juste dire qu’on va mettre des bus de plus et que ça va aider. C’est plein déjà. Ça ne peut pas être cette solution-là.»  

Un tollé

Vendredi, à Tunis, Bruno Marchand a affirmé que ceux qui sont contre le tramway «[soutiennent] le fait que nous continuons de polluer de la même façon parce qu’on n’a pas d’autres solutions».

Cette déclaration a suscité un certain émoi à Québec. Claude Villeneuve, chef de Québec d’abord et partisan affiché du tramway, a condamné le ton «moralisateur» du maire. De son côté, Patrick Paquet, nouveau chef de Québec 21, s’est dit «estomaqué» par la sortie de Bruno Marchand.

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