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«Les filles et les sciences»: des ateliers pour allumer la flamme scientifique

PHOTO COURTOISIE Sylvain Bergeron

À l’heure des choix pour la suite de leurs études, plusieurs filles du secondaire ont déambulé samedi dans les couloirs de Polytechnique Montréal à la découverte des métiers scientifiques, un domaine où les femmes sont encore peu nombreuses à percer.

Devenir ingénieure, informaticienne ou encore biologiste, la science ne se résume pas à des journées entières à faire des expériences, seule, dans un laboratoire, une image que tente de démystifier l’événement «Les filles et les sciences».

PHOTO COURTOISIE

«On cherche à offrir des modèles à ces jeunes filles. Pendant la journée, elles vont rencontrer des femmes qui vont leur faire voir à quoi servent tous les métiers scientifiques», a expliqué Nancy Rancourt, ingénieure et présidente du comité organisateur.

L’intérêt était bien présent chez les filles qui ont pu participer à des ateliers de science, échanger avec une quarantaine d’entreprises et d’universités du domaine, mais aussi assister au spectacle de chimie de Yannick Bergeron.

PHOTO COURTOISIE JessKa_CLimoilou

L’enseignant qui réalise des expériences pour le magazine «Les Débrouillards» n’en est pas à sa première édition de l’événement et participe régulièrement à ceux aussi organisés à Rimouski, Québec ou encore Sherbrooke.

Il sait à quel point ce type de rencontre peut faire la différence, lui qui a une étudiante qui a accroché en sciences dès l’âge de 9 ans grâce à ses émissions.

Désormais âgée de 16 ans, Elody Lavigne sait qu’elle veut devenir vétérinaire et était heureuse de voir autant de filles qui sont passionnées de sciences comme elle.

«Les filles sont très craintives des sciences parce qu’elles ne veulent pas s’imposer, mais je pense qu’elles devraient, parce qu’une fois que tu t’intéresses, il y a beaucoup d’activités possibles à faire», a-t-elle avancé.

Les femmes encore peu représentées

Nathalie Beaudry, alors responsable de l’embauche universitaire chez Bell, a réalisé il y a plus de 20 ans qu’il est difficile de trouver des femmes pour pourvoir des postes scientifiques.

«La raison pour laquelle on n’avait pas de femmes candidates, c’est parce qu’on n’avait pas de femmes dans nos écoles», a souligné celle qui a fondé l’événement en 1998.

PHOTO COURTOISIE Claude Baillargeon

Si le génie civil ou biomédical attire les femmes, selon Anne-Sophie Guérin, étudiante de Polytechnique en 4e année et guide-animatrice pour Hydro-Québec, le domaine informatique peine encore à recruter.

Les femmes représentaient ainsi 9 % des étudiants en génie de l’informatique en 2020-2021 au Québec, un chiffre en baisse par rapport à 2018-2019 où elles n’étaient que 16 %, selon des données de la Chaire pour les femmes en sciences et en génie.

Des résultats qui ne font que motiver les participants de l’événement à changer les choses. «Ce n’est pas tout le monde qui peut se rendre à la NASA, mais il suffit juste d’une étincelle pour pouvoir faire changer l’esprit de quelqu’un», a résumé Mme Rancourt.

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