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Legault veut doubler les échanges commerciaux avec la France

Photos courtoisie, MCE

François Legault veut doubler les échanges commerciaux entre le Québec et la France.  

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« Je regarde les chiffres, c'est presque ridicule. On exporte 1,7 milliard au Québec par année en France, puis la France exporte 3 milliards et demi par année, seulement! [...] Il faudrait au moins doubler ces chiffres-là », a plaidé le premier ministre, lors d’une rencontre avec le Mouvement des entreprises de France (MEDEF), dimanche matin, en marge du Sommet de la Francophonie. 

PHOTO MARC-ANDRÉ GAGNON

Dès son arrivée en Tunisie, vendredi, François Legault avait exprimé son désir d’augmenter les échanges commerciaux avec les autres États francophones, comme la France, mais aussi les pays d’Afrique. 

« C’est plus facile de faire des affaires quand on parle la même langue, donc il faut le faire davantage », avait alors fait valoir M. Legault. 

Le premier ministre a repris ce discours avec les représentants du patronat français. 

Écoutez la rencontre Gilles Proulx et Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 10 h 45 via QUB radio :

« Quand on regarde la taille de la France, la taille du Québec, nous on a 70 % de nos affaires avec les États-Unis, on voudrait se diversifier. Et idéalement on va continuer à le faire avec tous les pays de la Francophonie. Mais honnêtement, il faut en faire beaucoup plus avec la France », a insisté M. Legault, lors d’une prise d’images au début de sa rencontre avec le MEDEF. 

Airbus et Alstom en guise d’exemples

Il a cité, en guise d’exemples, Airbus et Alstom, des entreprises françaises dont le Québec est partenaire. 

« Il y a plus de francophones qui travaillent chez Airbus-Bombardier que chez Boeing, a-t-il fait valoir. Puis Alstom, le plus gros actionnaire d'Alstom actuellement, c'est la Caisse de dépôt et placement du Québec. » 

« Puis on a une entente où le siège social des Amériques d'Alstom, est au Québec, a-t-il continué. Les deux compétiteurs, bien il y a Siemens en Allemagne puis les Chinois. Il n'y a pas d'Américain à part Alstom. Et encore-là, ce qu'il faut dire à tout le monde, c'est qu'il y a plus de francophones qui travaillent chez Alstom que chez Siemens que chez les Chinois. » 

Courte rencontre avec Macron

François Legault a eu droit à une « courte rencontre », plutôt « informelle », samedi, avec le président français Emmanuel Macron. 

« On a pu se parler, pas très longtemps, mais on s’est quand même parlé de la situation du français et on s’est parlé aussi de la possibilité de travailler ensemble à développer du contenu culturel pour entre autres les jeunes francophones », a raconté le premier ministre québécois, lors d’une mêlée de presse, tard samedi soir. 

M. Legault prévoit également s’entretenir, dimanche après-midi, avec le président tunisien, comme l’a fait M. Macron la veille, alors qu’il s’agit d’une fin de non-recevoir pour Justin Trudeau, par crainte de « légitimer » le régime de Kaïs Saïed. 

François Legault doit par ailleurs participer, en début d’après-midi, heure de Tunisie, à une rencontre spéciale sur la situation en Haïti, qui sera présidée par le premier ministre du Canada, Justin Trudeau. 

En fin de journée, M. Legault prononcera une allocution dans le cadre du Forum économique de la Francophonie, qui est organisé en marge du 18e Sommet de la Francophonie. 

Il dressera finalement le bilan de son voyage en Tunisie en début de soirée, avant de remettre le cap vers le Québec, lundi. 

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