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Négociations entre les partis: on demande le minimum vital, clame PSPP

CAPTURES TVA

Le Parti québécois est prêt à mettre de l’eau dans son vin, mais il ne veut pas que la coupe déborde. Paul St-Pierre Plamondon renonce à sa demande d’avoir un leader parlementaire, mais il veut obtenir en échange le «strict minimum» pour assurer la survie de son parti. 

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Le budget de fonctionnement que les autres partis sont prêts à consentir au PQ ne lui permettrait pas de fonctionner adéquatement, estime Paul St-Pierre Plamondon. Plutôt que 495 000$, le chef péquiste voudrait obtenir un montant de 800 000$ pour ses opérations à l’Assemblée nationale.

«C’est le strict minimum sur le plan financier, lance le chef péquiste en entrevue. Un parti a besoin de recherchistes, de gens en communication, d’un chef de cabinet, et de gens à l’administration pour faire la paperasse de l’Assemblée et les liens avec la société civile.»

S’il n’obtient pas ce montant, le PQ «devra faire des choix», poursuit M. St-Pierre Plamondon. «Il n’y aura personne pour corriger les fautes avant qu’un document parte, il n’y aura personne pour faire la correspondance.»

«Mais on ne s’est pas rendu là dans la réflexion, parce que si les libéraux ont obtenu le même budget de fonctionnement qu’en 2018 même s’ils ont perdu sept députés, on considère que si Québec solidaire a obtenu 1 million $ de plus alors qu’ils ont un seul député de plus, il n’y a aucune raison que le PQ n’obtienne pas un montant qui est bien moindre, mais qui est le strict minimum de fonctionnement.»

Le PQ exige également de pouvoir poser une question en chambre par jour. Cela revient à disposer d’une question sur neuf, alors que dans l’état actuel des choses, ils ne pourraient en poser que 5 par cycle de 100 questions.

Écoutez la chronique de Stéfanie Tougas, analyste politique via QUB radio :

Place au BAN

Le parti de Paul St-Pierre Plamondon est prêt à abandonner sa revendication d’avoir un leader parlementaire. Mais en échange, il espère avoir une place au bureau de l’Assemblée nationale (BAN).

«C’est là que les partis s’entendent et s’expriment sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale, dit le chef péquiste. On sait que la CAQ veut faire une réforme parlementaire. Le minimum c’est de nous inclure dans le forum.»

Pourquoi les autres partis se plieraient-ils aux demandes du PQ ? À cette question, Paul St-Pierre Plamondon répond que ses demandes sont «raisonnables», et que l’opinion publique est de son côté.

«S’ils ne nous donnent pas nos demandes, l’intention, c’est qu’on n’existe pas à l’Assemblée nationale, et de nous empêcher de fonctionner et de prendre parole. On ne pense pas que la population québécoise est d’accord avec ça.»

Place publique

Accusé par ses adversaires de négocier sur la place publique, le chef péquiste rétorque que c’est la CAQ qui a commencé.

«C’est Simon Jolin-Barette qui a amené la négociation sur la place publique mardi soir en faisant une déclaration comme quoi il me donnait le statut de chef reconnu», pose-t-il.

«On ne peut pas se plaindre de ses propres comportements. C’est important que les gens aient le portrait complet. On veut me reconnaître comme chef d’un parti qui n’est pas reconnu».

BUDGET DE FONCTIONNEMENT QUI SERAIT ACCORDÉ AUX PARTIS D'OPPOSITIONS

PQ : 732 000 $ (3 députés)

244 000$ par député

5 questions sur 100 au Salon bleu

QS : 2 687 000 $ (11 députés)

244 272$ par député

25 questions sur 100 au Salon bleu

PLQ : 5 130 000 $ (19 députés)

270 000$ par députés

70 questions sur 100 au Salon bleu

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