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«23 décembre»: c’est Noël, car il neige...

On doit l’idée de ce film choral à India Desjardins et la distribution compte un nombre impressionnant de vedettes. Mais est-ce suffisant pour faire lever la sauce?

À la fois comédie romantique et film de Noël, ce 23 décembre ne parvient pas vraiment à nous faire vivre la proverbiale magie du temps des Fêtes.

Ce ne sont pourtant pas les péripéties ni les personnages qui manquent, et c’est peut-être la raison pour laquelle le long métrage laisse un sentiment de trop-plein, de tourbillon sans réelle attache émotionnelle, ni de moment humoristique marquant.

L’ancrage se veut dans le couple formé par Marie-France (Guylaine Tremblay) et Normand (Michel Barrette), parents de deux filles, Elsa (Virginie Fortin, pétillante) et Stéphanie (Catherine Brunet). Elsa est auteure et la tournée de promotion de son nouveau livre est assurée par Jessica (Catherine Souffront), sa relationniste. De son côté, Stéphanie et son chum Alex (François Arnaud, amusant en futur père peu optimiste) attendent un bébé. Quant à Marie-France, elle se démène pour confectionner tous les plats d’un souper traditionnel et mémorable.

Antoine (Stéphane Rousseau, malheureusement un peu éteint), un chanteur qui est en train de lancer son album de Noël avec le concours de Jessica, également sa relationniste, est marié à Madeleine (Marie-Hélène Thibault) et ils ont un fils, Mikaël (Tao Vigneault). Ce dernier souhaite passer le 23 décembre avec sa blonde au lieu d’aller voir Casse noisette avec sa mère. Et puis, comme si ce n’était pas assez, on trouve aussi Chloé (Bianca Gervais) en directrice du Château Frontenac et son ex-blonde, Gabrielle (Christine Beaulieu, sympathique) qui en est la cheffe de cuisine; les deux femmes se partageant la garde de leur chien Maggie.

Oui, ça fait décidément du monde à la messe... de minuit! Surtout quand on y ajoute David (Sacha Charles), ami d’enfance d’Elsa ainsi que la crise cardiaque de Normand... et que l’on imagine sans peine le dénouement de toutes ces histoires qui finiront à grands coups de rebondissements très tirés par les cheveux par se recouper en... 101 minutes (oui, c’est court pour autant d’intrigues parallèles).

Si l’on apprécie revoir, surtout en période de Noël, autant d’acteurs de chez nous rassemblés en un seul long métrage, l’implication émotive n’y est pas. On ne vibre pas, on ne s’émeut pas, on ne «nostalgie» pas et on ne trépigne pas d’impatience à l’approche de ce mois qui se veut magique. Dommage!

Note: 2,5 sur 5

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