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Cordonnier de père en fils

La plupart du temps, on préfère jeter plutôt que de réparer, alors qu’une simple mise au point pourrait souvent nous sauver de l’argent. 

«On est rendus une denrée rare, mais c’est un beau métier» 

Olivier Parent est propriétaire de la Cordonnerie St-Marc à Montréal et est la quatrième génération de cordonniers de la famille. 

«C’est un métier qui est devenu de plus en plus difficile avec les matières, qu’on a de moins en moins de cordonniers», lâche M. Parent. «Aujourd’hui ça prend presque un diplôme en chimie pour savoir quelles sont les compositions, comment les matières vont réagir ensemble.» 

Les métiers traditionnels se perdent tranquillement, de moins en moins de gens veulent 

«Il y a une bonne partie de ma génération où il y a eu la révolution technologique où les gens pensaient que tout s’en irait plus vers l’automation, alors les métiers de main n’ont jamais été favorisés», explique-t’il. 

L’inflation apporte-t-elle une nouvelle clientèle?

M. Parent ne dénote pas forcément une hausse de la clientèle directement liée à l’inflation, mais plutôt un changement de discours. 

«Les gens disent de moins en moins "c’est parce que je les aime", mais plutôt, "parce que je veux les faire durer un an de plus"», constate M. Parent. 

Et selon le cordonnier, il vaut mieux faire réparer ses chaussures plutôt que de s’en procurer une nouvelle paire. 

«Dans l’environnement dans lequel on vit en 2022, c’est une responsabilité que nous avons de faire durer nos choses le plus longtemps et de s’éloigner du prêt-à-porter et du prêt à jeter», dit-il. 

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