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Des commerçants à la défense du Grand marché de Québec

«Faible achalandage», «loyers trop chers», «gouffre financier», les critiques des derniers jours à l’endroit du Grand marché de Québec sont sévères selon certains commerçants qui y sont établis.

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«Les trois premières années au Grand marché pour nous, ce sont des années qui sont bonnes financièrement, où on voit une augmentation de notre clientèle et de notre chiffre d’affaires, au point où actuellement [...] on est en train d’agrandir. D’ici normalement la fin décembre on va presque doubler notre superficie pour avoir plus de produits...» souligne la gérante de la Laiterie de Charlevoix, Amélie Tendland.

Le gestionnaire du Grand marché soutient avoir atteint l'équilibre budgétaire, sans faire de surplus. Il lui est donc impossible d'accorder les redevances promises à la Ville de Québec, qui annonçait vendredi dernier lui octroyer une somme de 45 000 $ pour poursuivre son développement.

«Ça va servir à faire l’état de la situation et la panification va passer par la voix du citoyen. Donc on va aller sonder la population vraiment sur un large rayon pour comprendre qu’est-ce qu’ils veulent de leur Grand marché, parce que c’est leur Grand marché. Qu’est-ce qu’on doit mettre de l’avant? Qu’est-ce qu’on doit garder? Qu’est-ce qu’on doit modifier pour qu’on soit davantage attirant», explique le directeur général du Grand marché, Steve Ross.

Selon les partis d’opposition, les allégements accordés par la Ville ne se reflètent pas dans le portefeuille des commerçants. Après 3 ans, les baux viennent à échéance et augmenteront d’environ 3% pour la prochaine année.

«On a le loisir de regarder effectivement est-ce que actuellement on peut se le permettre? On n’est pas là pour jouer, on est là pour représenter les commerçants», dit M. Ross.

«C’est tout à fait normal après 3 ans qu’il y en ait qui n’ont pas trouvé leur compte, que ça fonctionne un peu moins bien. Des fermetures de commerces il y en a eu au Grand marché, il va peut-être y en avoir d’autres, mais il y en a partout dans la ville, ce n’est pas quelque chose qui est exclusif au Grand marché», mentionne Mme Tendland.

Selon la commerçante, il faudrait peut-être tenter de changer la perception des citoyens.

«Déjà c’est parti dans la controverse parce que ça ne faisait pas l’unanimité le déménagement du marché au départ», rappelle-t-elle. «Les gens ont l’impression que ce sont des produits très dispendieux. Je ne suis pas d’accord avec ça. En fait, ce sont des produits de qualité, c’est sûr que la qualité se paie, mais pour le même produit, par exemple moi mes fromages sont moins chers qu’à l’épicerie.»

La direction dit explorer différentes avenues pour augmenter l’achalandage, comme une programmation événementielle plus présente ou une collaboration avec le Centre Vidéotron les jours de spectacles.

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