/regional/troisrivieres

Deux restaurants incontournables disparaissent en Mauricie

Le contexte économique qui fait des ravages dans le milieu de la restauration n’épargne pas des institutions comme les restaurants Chez Jean-Baptiste et la Caillette, respectivement situés à Louiseville et Maskinongé, en Mauricie.

Des clients fidèles ont été surpris d'apprendre que le restaurant Chez Jean-Baptiste fermera bientôt ses portes après presque 40 ans d'activité. Le manque d'employés et la difficulté à recruter font partie des raisons qui ont mené à la fermeture.

«Ça fonctionnait de mieux en mieux, la clientèle était bonne. Le manque d'employé a fait que ça se dégrade tranquillement pas vite», a souligné le chef cuisinier du restaurant, François Duhaime.

Ce dernier a assuré que tout le monde aimait venir manger au restaurant et admirer le décor rempli d'antiquités, incluant des assiettes et des bibelots en forme de poules.

C'est le marchand de véhicules récréatifs voisin au restaurant, J. Sicard Sport, qui a fait une offre aux propriétaires pour acheter le bâtiment. Celle-ci a finalement été acceptée. Le restaurant sera ainsi plus tard démoli pour laisser place à de futurs projets. «C'est vraiment un choc parce qu'on a tous des souvenirs qui sont reliés à cet établissement-là», a souligné l'ancien gérant, Pier-Olivier Gagnon.

Ces fermetures attristent grandement les clients, qui savouraient mardi leur plat pour peut-être une dernière fois au restaurant Chez Jean-Baptiste.

Après avoir appris la nouvelle, des employés se sont trouvé un nouvel emploi, comme M. Gagnon, qui travaille maintenant dans un comptoir local qui a ouvert ses portes mardi, Faim de Loup. «C'est vraiment un pont entre mon questionnement est-ce que j'ai envie de me réinvestir en restauration après la vente du restaurant où je me suis investi durant deux années», a expliqué le nouveau gérant de Faim de Loup.

Un autre restaurant très connu à Maskinongé, La Caillette, ferme également ses portes. Après une inspection faite par des ingénieurs, la structure du bâtiment a été jugée comme étant trop inquiétante. La neige qui s'accumule sur le toit pourrait éventuellement représenter un grand risque d'effondrement de la bâtisse.

Les propriétaires de l'endroit, MAPEI Inc., exigent l'arrêt immédiat des activités de restauration. Les coûts de rénovations sont aussi très élevés, ce qui laisse croire au propriétaire du restaurant que l'endroit ne sera pas rénové, considérant le loyer qu'il paie pour son local.

«On ne veut prendre aucune chance de risque d'accident», a expliqué le propriétaire, Gianni Corbo. Le restaurant, ouvert depuis 1961, pourrait déménager et poursuivre ses activités dans un nouvel endroit. M. Cobro a toutefois ajouté être en réflexion pour la suite et qu’il compte laisser la poussière retomber avant de prendre une décision.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.