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Gestion des horaires en santé : on se dirige droit dans le mur, clame la FIQ

Si la gestion des horaires est la solution aux problèmes de la main-d’œuvre dans le domaine de la santé, on se dirige droit dans le mur, déplore la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).

«J’étais sidéré d’entendre ça. C’est vrai que les infirmières ont de la misère à savoir où elles vont travailler la semaine prochaine et dans les mois qui viennent. Le problème de fond des infirmières présentement c’est la charge de travail. Si une professionnelle sait d’avance qu’elle sera surchargée dans trois mois et qu'elle ne sait pas si elle pourra quitter à la fin de son quart de travail, c’est là le vrai problème», a mentionné au micro de Richard Martineau à QUB radio, le vice-président de la FIQ, Jérôme Rousseau. Cela dit, il concède que la gestion des horaires peut aider dans la conciliation famille-travail et que cela peut donner un certain contrôle aux infirmières.

Ce dernier mentionne que les horaires sont placés sur les murs dans les milieux de travail. «Tout ce que nous voyons ce sont les manques de personnel. Ça met une pression aux infirmières pour qu'elles inscrivent leur nom pour faire du temps supplémentaire. Souvent, ça se transforme en temps supplémentaire obligatoire.»

Le vice-président de la FIQ considère que la question de la charge de travail est toujours là en raison, entre autres, de l’ouverture de plusieurs maisons des aînées qui vont nécessiter plus de personnel. « Les unités vont fonctionner en temps supplémentaire obligatoire ? C’est ça qui devient incohérent quand on regarde tout ce qui se passe.»

Une importante consultation regroupant plus de 40 000 membres s’est déroulée en septembre. Parmi les points discutés, il y avait le modèle du cinq jours par semaine qui ne correspond plus à ce que les professionnels en soins veulent. «On devrait se diriger vers les quatre jours par semaine avec des conditions de travail intéressantes. Pour appliquer cette méthode, on doit ramener les gens qui sont dans des agences dans le réseau.»

Selon M. Rousseau, il faut une vision à long terme pour renverser la vapeur. «Le décloisonnement professionnel est une piste intéressante. Est-ce qu’on peut donner à d’autres catégories d’emplois des tâches ?»

Malgré la situation, le vice-président demeure optimiste quant à l’avenir et il croit qu’il y a une ouverture de la part du gouvernement. Il aimerait, entre autres, l’implantation d’un montant substantiel pour les gens qui travaillent la fin de semaine ainsi que de revoir les ratios.

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