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Les jeunes veulent parler d’environnement

« La formation des jeunes – du préscolaire jusqu'en secondaire 5 – doit inclure davantage de notions concernant les enjeux environnementaux ! » 

C’est en partageant cette idée avec nos amis et notre famille que nous avons décidé d’agir. Rapidement, un petit comité informel « éducation aux enjeux environnementaux (E3) » est mis sur pied et continue de prendre de l’ampleur. Nos échanges permettent de décliner notre idée de départ en trois cibles :

1) convaincre le ministre de l’Éducation qu’il est temps de revoir le curriculum de formation scientifique ;

2) concevoir un parcours de formation sur les enjeux environnementaux à l’attention du monde de l’éducation ;

3) mobiliser plus largement d’autres jeunes du Québec sur les enjeux environnementaux.

Le sondage

D’abord embryonnaire, cette idée regroupe désormais des jeunes et des adultes de plusieurs horizons qui nous accompagnent dans notre ambition d’améliorer les choses au Québec sur ces enjeux si importants.

Dès nos premières initiatives, il nous semblait important de savoir ce que les autres jeunes comprennent, pensent, vivent et ressentent à propos des enjeux environnementaux, en particulier les changements climatiques. Nous avons donc élaboré et lancé, au cours des trois derniers mois et avec l’aide du professeur Daniel Rousse de l’École de technologie supérieure, un bref sondage nous permettant de consulter les jeunes sur leurs besoins en matière de formations reliée aux enjeux environnementaux.

Une fois le questionnaire conçu, nous avons amorcé la difficile démarche de convaincre des établissements scolaires et collégiaux d’acheminer celui-ci dans leur milieu et de nous permettre aussi d’échanger en personne avec des petits groupes de jeunes sur ces enjeux. Depuis lors, nous avons obtenu des réponses positives d’un établissement d’enseignement primaire et d’un autre du secondaire. En tout 112 jeunes du primaire et 526 jeunes du secondaire ont répondu. Nous sommes étonnés de la maturité des réponses, tout comme de la qualité des questions qu’ils nous ont aussi soumises.

Que ressort-il de ces premières réponses ?

Pour l’instant, nous constatons que 70% des élèves du primaire que nous avons interrogés et qui ont répondu au questionnaire veulent être plus informés sur les changements climatiques dans leur milieu scolaire. 50% des élèves du secondaire qui ont répondu, tous niveaux confondus, considèrent ne pas être assez informés dans leurs cours sur la question.

Quant aux craintes et au stress reliés à la situation écologique actuelle, 62% des répondants au primaire disent éprouver de l’inquiétude, voire une forte anxiété́. Au secondaire, ce sont 57% des élèves qui répondent se sentir inquiets par rapport aux changements climatiques. Cela illustre une réelle nécessité d’offrir à tous ces jeunes un accompagnement soutenu et de continuer notre action auprès d’autres écoles.

Dans les échanges que nous avons, un constat revient sur toutes les lèvres : ce qui a trait aux enjeux environnementaux n’est pas suffisamment abordé en milieu scolaire !

Ces premiers résultats sont déjà éloquents. Et ce n’est qu’un début.

Changements

Personnellement, c’est la volonté d’avoir un impact sur le monde qui nous entoure qui nous pousse à nous impliquer. Visiblement, le programme de sciences et technologies du préscolaire au secondaire doit être revu, mais, en tant que société, il est maintenant primordial de revoir à la hausse nos objectifs en matière d’environnement; il ne suffira pas d’un meilleur programme d’enseignement des sciences !

C’est aussi un meilleur réseau de transport en commun, une chaîne alimentaire dont la part de gaspillage est minimale, une meilleure économie circulaire et une réduction importante de la surconsommation dans son ensemble qu’il faut envisager.

Mais nous commençons une étape à la fois avec notre sondage. Déjà, d’autres établissements nous ont fait signe de leur intérêt à collaborer. Parallèlement, nous espérons bien sûr que d’autres jeunes se joignent à notre comité !

Photo courtoisie

Olivier Cloutier, élève en secondaire 5 et Marie Maltais, élève en secondaire 5

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