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«Pot'Trouble, c'est possible»: une campagne de sensibilisation sur la consommation de cannabis

Le Service de police de Saguenay profite de la semaine de prévention des dépendances pour lancer sa nouvelle campagne de sensibilisation : «Pot'Trouble, c'est possible».

L’objectif de cette campagne, qui a coûté près de 70 000$, est de sensibiliser la population aux effets de la consommation de cannabis.

Le milieu de la santé et plusieurs organismes communautaires ont contribué au développement des nombreuses activités qui sont présentées depuis deux semaines dans les écoles et services communautaires de la région.

«Il y a encore de la drogue disponible, malheureusement, dans les rues. On veut vraiment avertir tous les styles de consommateurs, tous les groupes d'âge sur les impacts que peut avoir le cannabis. On a fait des recherches pour savoir quel serait le meilleur matériel, présentement, sur le marché pour parler du cannabis sous ses différentes facettes», a expliqué Luc Tardif, porte-parole du Service de police de Saguenay (SPS).

Activités pour tous

Ils ont créé une trousse comprenant plusieurs activités interactives. Celle-ci peut être louée directement auprès de l’Association des parents d’ados du fjord (APAF).

«N'importe quel intervenant scolaire, intervenant communautaire peut faire un prêt de matériel, se déplacer et aller chercher le matériel à l'Association des parents d'ados du Fjord et utiliser ce matériel dans son propre milieu», a expliqué le sergent Tardif.

Les activités sont adaptées pour trois groupes d’âge, les 12 à 18 ans, 18 à 35 ans ainsi que les 35 ans et plus. Elles permettent d’informer la population sur les aspects légaux, médicaux, psychologiques et psychosociaux quant à la consommation de cannabis.

«On a le jeu de balles, le jeu de mémoire, le Kahoot avec les iPad, on a des tapis pour simuler au volant quand on consomme. Il y en a beaucoup de jeunes qui consomment, pensant que l'effet du cannabis, c'est moins grave que l'effet de l'alcool. Ça leur fait prendre une réflexion à la fin de l'activité», a poursuivi Natacha Caijeo, technicienne en travail social pour l’APAF.

Deux écoles de la région ont pu prendre part aux activités jusqu’à présent, soit l’École secondaire Charles-Gravel et la Polyvalente des grandes marées, à La Baie. Cette semaine, ce sera au tour de la Polyvalente de Jonquière. Le SPS confirme que la demande est grande.

Le SPS a collaboré avec la santé publique et le travail de rue pour développer de nombreuses activités. Le comité régional en prévention des dépendances et divers acteurs du milieu ont pris part à son déploiement.

«Ce qu'on souhaite, c'est justement d'éviter les accidents qui peuvent avoir lieu parce qu'on a beaucoup de jeunes avec des scooters», a mentionné Mme Caijeo.

«On espère que les gens vont l'utiliser et que ça va avoir un impact sur les élèves. Je pense qu'on va être en moyen d'ici quelques années avec les moyens qu'ils ont mis en place de voir les résultats», a ajouté Pier-Olivier Tremblay, président du Comité régional en prévention des dépendances.

À plus long terme, les ateliers pourraient être présentés à plus grande échelle. Entre autres, dans les festivals et les milieux de travail.

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