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Enquête sur remise en liberté du présumé espion chinois

L’enquête sur la remise en liberté du présumé espion chinois, Yuesheng Wang, qui aurait volé des secrets industriels à son ex-employeur Hydro-Québec s’est amorcée ce matin à Longueuil.

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Lors de son témoignage, l’enquêteur principal au dossier a révélé de nombreux détails concernant les agissements allégués de l’homme de 35 ans qui travaillait au Centre d’excellence en électrification d’Hydro-Québec.

Pour sa part, la sergente Annie Roy de l’Escouade intégrée de la sécurité nationale de la GRC est entrée rapidement dans le vif du sujet en dévoilant le contenu récupéré dans l’ordinateur de Yuesheng Wang.

«Nous avons trouvé plusieurs courriels envoyés de son adresse courriel d’Hydro-Québec vers son adresse courriel personnelle. Parmi ces courriels, il y avait des photographies d’équipements ou de laboratoire prises dans le centre d’excellence en électrification, à Varennes», a-t-elle dit.

Il est interdit de prendre de telles photos des installations, a précisé la sergente Roy en citant les règles de la société d’État.

L’un des courriels contenait un document qui s’appelait Projet X dont Hydro-Québec voulait protéger des informations. Un second document confidentiel baptisé celui-là Projet uniforme associé à l’armée américaine a été trouvé dans un autre courriel.  

La sergente Roy a poursuivi en expliquant que dans d’autres courriels, on trouvait différentes données scientifiques, des formules et des graphiques. 

«La directrice du Centre d’excellence en électrification était très préoccupée par le partage de ces données parce qu’il y avait notamment une recherche appelée Synthecise faisait état d’un produit qui n’est pas commercialisé, mais en vue d’être breveté. Le fait de partager ces informations représente une perte économique, selon Hydro-Québec.»

Yuesheng Wang aurait aussi écrit neuf publications scientifiques en s’associant à des entités chinoises à l’insu et sans l’autorisation de son employeur. 

Selon la preuve présentée en salle de Cour, l’accusé avait des liens d’affaires avec Hina BatteryTechnology, une compagnie chinoise qui constitue un centre d’excellence en électrification dans la recherche et le développement des batteries. Selon un rapport d’Hydro-Québec, Hina Battery Technology est financé majoritairement par Huawei ainsi que le conseil des affaires de l’État de la République populaire de Chine.

De nombreux documents en mandarin ont aussi été découverts que la GRC devra faire traduire. Il y avait également une quinzaine d’applications dans les universités chinoises ainsi que deux dans le programme des 1000 talents.

L’accusé souriant prend des notes

Dans le box des accusés, Yuesheng Wang était parfois souriant. Il a pris des notes lors du témoignage de la policière.

Il a nécessité l’aide d’un interprète mandarin parce qu’il ne parle pas français et qu’il s’exprime difficilement en anglais.

La Couronne s’oppose à sa remise en liberté. 

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