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Jolin-Barrette doit «arrêter de se chicaner» avec les acteurs du système, dit GND

Le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, peu avant son entrée au caucus présessionnel de son parti, mercredi matin, le 23 novembre 2022.

Photo: Gabriel Côté

Le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, peu avant son entrée au caucus présessionnel de son parti, mercredi matin, le 23 novembre 2022.

Simon Jolin-Barrette devrait cesser de se quereller avec les acteurs du système de justice, et plutôt rouvrir le dialogue pour régler la crise qui affecte le système judiciaire, clament les solidaires et les libéraux. De son côté, le ministre de la Justice assure qu’il est «en mode solution».

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«Dans une société démocratique, l’accès à la justice, ce n’est pas un luxe, c’est un droit. M. Jolin-Barrette doit arrêter de se chicaner avec les autres acteurs du système de justice. C’est lui qui est ministre. Il doit travailler avec l’ensemble des acteurs de notre système de justice pour trouver une solution, les gens ont des droits», a déclaré le porte-parole de Québec solidaire, mercredi matin, en entrant au caucus présessionnel de son parti.

Le porte-parole des libéraux en matière de justice, le député André Morin, déplore quant à lui que le système judiciaire soit «au point de rupture» en raison de l’explosion des délais dans les palais de justice.

«Il faut que le ministre de la Justice trouve une solution et soit capable de dialoguer avec la juge en chef de la Cour du Québec», a-t-il dit en entrevue.

De son côté, Simon Jolin-Barrette se dit «préoccupé» par l’ampleur des délais, et soutient qu’il est «en mode solution».

Le torchon brûle entre le ministre de la Justice et la juge en chef de la Cour du Québec, Lucie Rondeau, qui a pris la décision de réduire le nombre de jours que les juges passeront à entendre des causes. Ceux-ci siègent désormais un jour sur deux, plutôt que deux jours sur trois comme ils le faisaient auparavant.

Or, la réduction du nombre de jours d’audience risque d’exacerber les délais déjà importants dans le système judiciaire, si bien que le risque que des procès avortent est bien réel.

«Le ministère de la Justice évalue à 50 000 dossiers qui sont à risque suite à la décision unilatérale de la décision de la Cour du Québec. Alors nous, on travaille pour faire en sorte d’améliorer l’efficacité des tribunaux, et améliorer également le processus», a expliqué M. Jolin-Barrette en marge de la réunion du conseil des ministres, mercredi.

C’est justement sous ce prétexte que la juge Rondeau demande à Québec d’embaucher 41 juges supplémentaires. Le ministre de la Justice maintient qu’il est «ouvert à donner des ressources et des juges supplémentaires» si cela se traduit «par un gain d’efficacité». «On ne fera pas uniquement ajouter des ressources pour avoir le même résultat», a-t-il dit.

En attendant, M. Jolin-Barrette cherche à faire invalider la décision de la juge en chef, et faire en sorte que les juges recommencent à siéger deux jours sur trois. Le ministre a perdu la première manche devant la Cour supérieure. La cause est portée en appel. Elle sera entendue en 2023.

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