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Des infirmières cliniciennes payées moins cher que ce qui leur a été promis

Pendant que le Québec tente d'attirer des professionnels de la santé dans le réseau, un récent rappel à l'ordre pourrait bien avoir l'effet contraire auprès des infirmières cliniciennes qui viennent d'apprendre qu'elles seront payées moins cher que le salaire qui leur avait été promis.

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Ces nouvelles infirmières cliniciennes, embauchées après le 1er novembre dernier gagneront moins que leurs collègues entrées en poste avant cette date. Le ministère dit avoir rappelé à l'ordre les CISSS et les CIUSSS pour rémunérer les nouvelles infirmières cliniciennes sans expérience antérieure à l'échelon un de leur échelle salariale.

L'une d'entre elles s'était fait promettre un salaire au septième échelon, mais une semaine plus tard, l'organisation a reculé.

«Le ministère a convoqué les CISSS, les CIUSSS et les PDG pour dire que ce sont des pratiques non-conformes. Maintenant, dès novembre, vous devez mettre fin à ces pratiques non-conformes-là et engager les nouvelles embauches à l'échelon un salarial», a expliqué la présidente par intérim du Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec (MCQ), Patricia Maillot.

Selon la convention collective, les infirmières cliniciennes sans expérience devraient être embauchées à l'échelon un.

Une infirmière clinicienne à l'emploi depuis plusieurs années a vécu la situation inverse. À son entrée en poste, elle était rémunérée à l'échelon un, et quelques mois plus tard, son établissement offrait un salaire plus élevé aux nouvelles employées.

«J'aurais juste pu attendre avril 2019 pour remettre mon papier de BAC et j'aurais été engagée à l'échelon huit. On parle d'une affaire de six mois qui a des conséquences. Je vais perdre plusieurs milliers de dollars par année.»

Mme Maillot a expliqué que des CISSS et des CIUSSS ont commencé à faire des promesses depuis quelques années aux futurs travailleurs, comme un salaire plus élevé.

Elle ajoute que le CIUSSS MCQ a emboîté le pas à cette pratique depuis quelques années en raison de la difficulté à retenir la main-d'œuvre.

Pour les aspirantes encore sur les bancs d'école, la mesure ne fait pas plaisir.

«Je trouve ça dommage », a répondu une étudiante de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Le ministère de la Santé a confirmé que les règles doivent être respectées. La convention collective de la Fédération interprofessionnelle du Québec est en vigueur depuis le 10 octobre 2021.

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