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Une récession semblables à celles de 1990 au Canada?

Senior see the empty purse

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Le scénario d’une légère récession est à prévoir au Canada au premier semestre de l’année 2023, mais ne devrait pas atteindre celle ressentie en 1990, même si plusieurs inquiétudes restent similaires à celles de cette époque. 

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La récession de 1990 était marquée par une inflation forte, des taux d’intérêt élevés et l’éclatement de la bulle immobilière de la fin de la décennie précédente, ont rappelé Randall Bartlett, directeur principal économie canadienne et Lorenzo Tessier-Moreau, économiste principal chez Desjardins.

Il a alors fallu plus de trois ans pour que le niveau de production revienne à celui d’avant la récession. Le taux d’épargne était tout de même resté stable, mais cette période a surtout marqué la plus importante baisse de consommation réelle des ménages enregistrée depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les Canadiens pourraient également décider de restreindre leurs dépenses en 2023 et conserver un taux d’épargne élevé que celui affiché actuellement, une situation qui pourrait donc conduire à une baisse de consommation réelle.

Des hausses plus importantes de taux d’intérêt par la Banque du Canada pourraient aussi engendrer des effets plus graves, comme une augmentation des cas d’insolvabilité.

En ce qui concerne le marché résidentiel, les nouvelles inscriptions pourraient être poussées à la hausse et engendrer un déséquilibre qui serait en faveur des vendeurs, comme durant les années 1990.

Un excédent d’épargne accumulé pendant la pandémie, un marché du travail serré et des cibles d’immigration élevées devraient cependant aider à maintenir un prix plancher pour les propriétés, selon les économistes de Desjardins.

Rappelons que dans son scénario le plus plausible, Desjardins prévoit que la croissance annuelle du PIB réel devrait rester stable en 2023 et que la consommation réelle des ménages devrait progresser de 1,6 %.

Dans un scénario plus pessimiste, mais moins probable, l’institution bancaire prévoit un recul de 1,5 % du PIB réel et une diminution de 1,1 % de la consommation réelle des ménages.

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