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Une ressource pour les hommes violents à Lévis

La première ligne d’écoute dédiée aux hommes à risque de commettre un acte de violence conjugale est maintenant disponible pour faire face à des besoins grandissants.

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Après 18 victimes de féminicide en 2021 et 13 victimes à ce jour en 2022 au Québec, la ligne STOP Violence est en mesure de recevoir les appels des hommes de la région Chaudière-Appalaches et également d’ailleurs en province.  

Bien qu’il s’agisse pour l’instant d’une ressource régionale, aucun appel ne sera refusé, a assuré Richard Pierre, directeur général du Centre Yvon-Mercier qui participe à la mise en place de cette initiative qui découle d’un projet-pilote. 

Au cours d’une première phase qui s’est déroulée du 1er avril 2020 au 23 novembre 2022, près de 2000 appels ont été reçus sur la ligne 24/7, dont 1 550 appels provenant des MRC de Montmagny et de L’Islet.  

«On n’a pas encore les moyens d’être une ligne provinciale et d’avoir tous les effectifs suffisants pour répondre à l’ensemble de la province, mais on va donc répondre le mieux possible et ne pas refuser de répondre à des gens qui communiqueront avec nous», a dit M. Pierre. 

Selon lui, il s’agit de la première ligne au Québec 24/7 dédiée aux hommes à risque ou qui sont passés à l’acte en commettant un geste de violence conjugale. 

Déjà, les responsables de la ligne anticipent des besoins importants, à la lumière des résultats obtenus lors du projet-pilote.  

«Ça va être suivi de très près pour être capable de répondre aux besoins, éventuellement, de l’ensemble de la province», a-t-il ajouté.  

L’isolement dû à la COVID

Les ressources humaines et financières devront suivre si l’on veut que ce service puisse couvrir l’ensemble du Québec.  

La ligne STOP Violence est l’union de trois ressources dans le milieu : le Centre Yvon-Mercier, le Centre Ex-Equo et le Centre Alter Agir. Accessible 24 heures/7 jours par semaine, des intervenants assureront une écoute en permanence.  

«Ce besoin est apparu comme étant d’autant plus important avec l’isolement vécu lors du début de la COVID en 2020 et qui augmentait ou qui risquait d’augmenter le nombre de victimes de violence conjugale», a affirmé M. Pierre. 

Selon ce dernier, la mise en place d’une ressource comme STOP Violence représente un investissement de 100 000$ qui provient en grande partie d'une aide gouvernementale, mais aussi de la réserve financière des trois organismes.  

«Ça reste peu. Si le besoin augmente, évidemment, ça prend des ressources pour y répondre. Là, il faut augmenter le budget», a-t-il déclaré. 

«Cette ligne STOP Violence, c’est l’un des éléments qui pourrait, j’en suis convaincu, avoir un impact significatif sur les résultats futurs. Avec 2000 appels par année pour une initiative très locale, imaginons à l’échelle québécoise qu’est-ce que ça peut donner. Le gouvernement aura un œil très [attentif] sur ce que vous allez faire ici», a dit Sylvain Lévesque, député de Chauveau. 

Bien qu’il s’agisse d’une ligne anonyme, il est déjà arrivé que les forces policières soient appelées à intervenir avant que des gestes irréparables soient commis. Le numéro pour appeler STOP Violence est le 1-866-232-5030. 

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