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Virus respiratoires: des urgences pédiatriques débordées

Les urgences pédiatriques de la région de Québec continuent de déborder, notamment en raison de la présence de nombreux virus. Afin de sensibiliser la population à la situation, le CHU de Québec-Université Laval a accepté qu’un médecin et une infirmière portent des caméras pour montrer la réalité qu’ils vivent chaque jour. 

«On vit un débordement d’activités qui est hors norme», mentionne la Dre Macha Bourdages, intensiviste pédiatre au CHU de Québec.

Le virus respiratoire syncytial (VRS) est particulièrement virulent chez les bébés de moins de 6 mois. D’ailleurs, 96 % des enfants hospitalisés au Centre mère-enfant du Centre hospitalier de l'Université Laval (CHUL) ont moins de 2 ans.

Le taux d’occupation s’élevait jeudi à 98 % aux soins généraux et à 120 % aux soins intensifs.

«Ce qui arrive c’est que nos petits bébés qui ont besoin d’hospitalisation restent longtemps à l’urgence avant qu’on puisse leur trouver des lits. Puis les enfants qui sont déjà dans des lits d’hospitalisation restent longtemps parce qu’ils ne sont pas assez bien pour retourner à la maison», explique l’infirmière pédiatrique Marie-Pier Giasson.

La pression est énorme sur les travailleurs de la santé.

«Il y a des gens qui sont là qui sont volontaires, qui reviennent de vacances pour travailler», souligne la Dre Bourdages, «On a aussi la collaboration des soins intensifs adultes dans le CHU de Québec qui sont là pour nous aider avec les adolescents.»

Les enfants branchés à des solutés ou même intubés se multiplient. Les petits patients sont si nombreux, qu’ils doivent parfois être deux dans la même chambre.

Pour le personnel, l'amélioration de la situation passe inévitablement par une conscientisation de la population et les mesures de prévention.

«Il n’y a pas de vaccin pour le virus respiratoire syncytial, donc lui on est pris avec. Ce qu’on peut faire comme élément de prévention c’est se laver les mains, éviter le contact avec les gens malades, les petits bébés, les mettre un peu dans des bulles familiales...», indique la Dre Bourdages.

Avec l’Influenza qui n’a pas encore véritablement pris son envol et le temps des Fêtes qui approche, le personnel craint que la pression s’accentue encore sur un système de santé déjà saturé.

-Avec les informations de José Laganière

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