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Accusé de terrorisme et coupable d’avoir publié des photos intimes

De passage au palais de justice de Québec vendredi dans un autre dossier, Gérald Nicolas, 51 ans, sera de retour en cour le 1er décembre pour se défendre des accusations de terrorisme.

Photo Agence QMI, René Baillargeon

De passage au palais de justice de Québec vendredi dans un autre dossier, Gérald Nicolas, 51 ans, sera de retour en cour le 1er décembre pour se défendre des accusations de terrorisme.

Les parties ont débattu vendredi de la peine à imposer au présumé terroriste de Lévis, reliée à un autre dossier dans lequel l’homme de 51 ans a plaidé coupable de publication non consensuelle d’images intimes d’une ancienne flamme.

Gérald Nicolas avait plaidé coupable à deux chefs d’accusation le 19 août dernier. La plaignante dans cette affaire serait, selon lui, une partenaire éconduite.

Juste avant l’audience, l’accusé s’est présenté aux médias comme une victime en disant que cette même plaignante aurait harcelé sa famille sur une longue période.

La peur d’un crime d’honneur

Pour sa part, la plaignante a affirmé que leur relation s’est mal terminée en raison des mensonges et de la double vie de monsieur.

Selon elle, les photos intimes n’ont jamais été supprimées et après la rupture, ces images ont été envoyées à sa famille.

« C’est un choc. C’est comme une tragédie pour eux. Les hommes ne l’acceptent jamais chez moi », a expliqué la femme qui craint désormais un crime d’honneur si elle tentait de retourner dans son pays d’origine.

« Il m’avait promis. C’est de la trahison », a-t-elle ajouté en parlant de l’accusé.

À plusieurs reprises, Gérald Nicolas s’est pris le visage en hochant la tête si bien que la juge a dû lui demander de cesser de réagir.

Des regrets

Malgré le plaidoyer de culpabilité de son client, l’avocate de la défense a voulu démontrer que la victime avait harcelé l’accusé.

« C’est un calvaire que moi et ma famille on a vécu. J’ai eu peur », a-t-il répliqué.

Au cours de son témoignage, M. Nicolas a affirmé regretter le partage des images intimes. Il dit n’avoir pas agi par méchanceté ou vengeance.

Après son arrestation dans cette affaire, les enquêteurs ont saisi son ordinateur. Gérald Nicolas sera contre-interrogé le 6 février.

Accusé de terrorisme

Rappelons que le Lévisien est accusé de terrorisme par la Gendarmerie royale du Canada. Il affirme que cette histoire est un coup monté. D’après la GRC, M. Nicolas aurait fomenté une révolution armée en Haïti.

La police fédérale le soupçonne d’avoir « préparé une activité terroriste visant à renverser le gouvernement du président Jovenel Moïse en Haïti ».

Son avocat a indiqué qu’il allait nier les faits qui lui sont reprochés. Une comparution est prévue le 1er décembre dans cet autre dossier.

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