/news/tele

Crise en Haïti: «Trudeau est allé trop vite», croit Dany Laferrière

TOMA ICZKOVITS

Cavalière, trop précipitée, l’intervention du Canada en Haïti a connu quelques ratés, selon l’auteur Dany Laferrière, qui a émis quelques réserves vendredi soir sur le plateau de l’émission «Le monde à l’envers».

Dans une entrevue accordée à Stéphan Bureau, l’immortel Dany Laferrière – membre de l’Académie française -, qui était à Montréal pour le Salon du livre de Montréal qui a cours en ce moment, a estimé que le premier ministre Justin Trudeau aurait choisi d’imposer des sanctions sans faire la démonstration de la culpabilité des chefs d’État qu’il a voulu punir, notamment l’ex-président Michel Martelly.

L’homme de lettres a ainsi qualifié cette intervention de M. Trudeau de cavalière et de précipitée.

«La question d’un président de la République c’est toujours : s’agit-il du président ou de la présidence», s’est-il demandé, spécifiant que ce qui tenait un pays c’était la symbolique, «sinon c’est un lieu avec des gens», a-t-il poursuivi. Selon lui, si l’on s’attaque à la symbolique sans apparence de justice claire, irréfutable, «c’est un acte cavalier».

TOMA ICZKOVITS

Rappelons que cette semaine, le Canada a annoncé des sanctions à l’égard de l’ex-président haïtien en plus de promettre 16,5 millions de dollars pour aider à stabiliser le pays. À l’automne dernier, M. Laferrière s’est résigné pour la toute première fois à se rendre dans son pays natal, en raison du contexte politique et du risque de kidnapping qu’il pourrait encourir en raison de sa posture de personnalité publique.

La dangerosité du «faux-botox» et des cliniques illégales d’injections

Allant de l’asymétrie pour quelques mois à des caillots sanguins pouvant causer une cécité, une nécrose, voir un AVC, les injections de produits de comblements peuvent causer de véritables dangers pour la santé et la vie des personnes qui les reçoivent.

Un risque qui peut arriver même avec un professionnel qui connait bien l’anatomie humaine.

TOMA ICZKOVITS

«Les gens qui ont le droit [d’injecter ce type de produit] sont [uniquement] les médecins qui ont un permis, une autorisation, et les infirmières qui ont une ordonnance d’un médecin. [...] Et les médicaments sont reconnus comme des médicaments sous prescription par Santé Canada. Si tu les as dans ton sous-sol, c’est de la possession illégale», a fait valoir d’entrée de jeu l’infirmière clinicienne Mirna Saadé sur le plateau de l’émission.

Selon elle, les conséquences imposées aux contrevenants qui pratiquent illégalement la médecine sont trop minimes pour le risque qu’ils encourent. Voyant que le montant de l’amende n’est pas si salé, beaucoup de gens continuent sous un autre nom ou ailleurs, a-t-elle indiqué.

TOMA ICZKOVITS

Retour sur les débats de la semaine

Avec Réjean Tremblay, l’invité de la semaine, Stéphan Bureau a notamment abordé la rivalité Canadiens-Nordiques; «la plus féroce en Amérique du Nord», selon l’auteur qui lancera dans les prochains jours, sur Vrai, une série documentaire sur le sujet.

Pour l’occasion, Guy Nantel, avec un chandail du Canadien, et Biz, avec une veste des Nordiques, portaient respectivement leur allégeance sur le plateau. Sophie Durocher et Louise Deschâtelets complétaient l’équipe de panélistes.

TOMA ICZKOVITS

Les débatteurs ont eu un débat coloré et expressif quant à la place de la francophonie dans les travaux de la commission Rouleau, qui se penche sur le recours à la Loi sur les mesures d'urgence. L’équipe s’est demandé si les francophones étaient trop accommodants envers les anglophones, car depuis le début de l'enquête publique, la majorité des témoins entendus, bien que plusieurs sont francophones, se sont exprimés en anglais, de même que pour les interrogatoires de leurs témoignages.

«Le monde à l’envers» est présentée en direct, le vendredi à 20 h, à TVA.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.