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15 morts dans un bombardement russe à Kherson

 Quinze civils ont été tués vendredi par un bombardement russe sur Kherson, dans le sud de l'Ukraine, deux semaines après le retrait contraint des troupes russes de cette ville stratégique 

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Le bombardement le plus meurtrier de ces derniers jours a frappé Kherson: «15 habitants de la ville ont été tués et 35 blessés, dont un enfant», a affirmé Galyna Lugova, une responsable de l'administration militaire de la ville, sur les réseaux sociaux. Elle a précisé que plusieurs «maisons privées et des immeubles de grande hauteur» avaient été endommagés.

«Les envahisseurs russes ont ouvert le feu sur un quartier d'habitations à l'aide de lance-roquettes multiples. Un grand immeuble a pris feu», avait précisé un peu plus tôt dans la journée Iaroslav Ianouchevitch, gouverneur de la région de Kherson. «En raison des bombardements russes constants, nous évacuons les patients des hôpitaux de Kherson».

Le retrait russe de Kherson, dont Moscou espérait faire sa base dans le sud de l'Ukraine occupé, a rebattu les cartes dans cette guerre qui dure depuis neuf mois. La ville est stratégiquement située pour relier la péninsule de Crimée, annexée par la Russie depuis 2014, et le port ukrainien d'Odessa à l'ouest.

Aide internationale

Face à ces bombardements massifs russes, l'Ukraine a reçu de la part des Occidentaux des systèmes de défense antiaérienne, mais il lui en faudrait davantage pour neutraliser les missiles et les drones de Moscou.

Paris et Berlin «soutiendront l'Ukraine jusqu'au bout de ce conflit», a assuré la première ministre française Elisabeth Borne à Berlin, aux côtés du chancelier allemand Olaf Scholz. «Depuis le premier jour de cette guerre brutale, nos deux pays ont apporté un soutien indéfectible à l'Ukraine», a déclaré Mme Borne.

Le chancelier allemand a jugé de son côté que «la politique de terreur par les bombes de la Russie contre les infrastructures civiles en Ukraine doit prendre fin». Il a rappelé que l'Allemagne et la France œuvraient pour aider l'Ukraine «à reconstruire son infrastructure énergétique», en partie détruite.

En visite en Ukraine vendredi, le ministre britannique des Affaires étrangères James Cleverly a également annoncé de nouvelles aides aux Ukrainiens, en particulier l'envoi d'ambulances et un «soutien» aux «survivantes des violences sexuelles perpétrées par l'armée russe».

La Russie rejette les accusations

La Russie affirme de son côté ne viser que des infrastructures militaires et a mis les coupures de courant sur le dos de la défense antiaérienne ukrainienne. Le Kremlin a assuré que l'Ukraine pouvait mettre fin aux souffrances de sa population en acceptant les exigences russes.

Le président russe Vladimir Poutine a rencontré vendredi pour la première fois des mères de soldats, disant partager leur «douleur» et les appelant à ne pas croire les «mensonges» sur l'offensive déclenchée le 24 février par le Kremlin en Ukraine.

M. Poutine s'en est pris à des «ennemis dans le champ informationnel» qui cherchent selon lui à «dévaluer, discréditer» l'offensive russe en Ukraine. «Nous devons atteindre nos objectifs, et nous allons les atteindre», a affirmé M. Poutine.

La diplomatie russe a par ailleurs dénoncé la résolution du Parlement européen, qui a qualifié cette semaine la Russie d'«État promoteur du terrorisme». Moscou affirme que cette décision «n'a rien à voir» avec la lutte contre le terrorisme.

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