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«Ils ont violé une mère et sa fille de 17 ans», témoigne un déserteur de l'armée russe

Capture d'écran | Twitter

Un déserteur de l’armée russe, aujourd’hui réfugié en Espagne, a souhaité raconter aux médias internationaux les horreurs qu’il a vues en Ukraine.

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Dans un entretien avec le média français BFMTV, Nikita Chibrine, 27 ans, a eu le courage de dénoncer les crimes de guerre commis par ses confrères russes. Début mars, il faisait partie de la 64e brigade de fusillés motorisés, connue tristement pour avoir commis le massacre de Boutcha, en banlieue de Kyïv.

AFP

«Ils ont violé une mère et sa fille de 17 ans [...] Ils étaient en état d’ébriété, ils étaient quatre au total et ils ont ensuite été arrêtés. Ils ont reçu une sanction, on les a tapés avec des tabourets avant de les licencier», a-t-il expliqué.

Le massacre de Boutcha, survenu entre le 27 février et le 31 mars, avait choqué la planète entière; des dizaines de civils avaient été sauvagement tués et leurs mains, ligotées.

Le Kremlin avait nié les faits, qualifiant le massacre de «mise en scène».

AFP

Questionné sur les pillages et les exactions commis par l’armée russe, Chibrine répond que la Russie doit être tenue responsable.

«La Russie doit répondre de ses crimes. Les soldats ne doivent pas s’attaquer aux civils [...] La Russie est un État terroriste et tous ceux qui soutiennent la cause des terroristes doivent être punis. Ils font des choses illégales», a-t-il confié aux journalistes de BFMTV.

Sa fuite

L’ex-soldat a fait savoir qu’il a fui le champ de bataille à la mi-juin en se faufilant à l’intérieur d’un camion pour le transport de marchandises se dirigeant vers la Russie.

Une fois arrivé en territoire russe, il a contacté une ONG qui lui a permis de quitter le pays en trouvant un billet d’avion pour l’Espagne.

À Madrid, il a obtenu l’asile politique, et séjourne maintenant dans un centre accueillant des réfugiés.

L’homme qui avait rejoint les rangs de l’armée russe en 2021 dit craindre pour sa vie, puisqu’il est l’objet de plusieurs menaces par des ultranationalistes russes.

Rappelons que les déserteurs russes risquent 10 ans de prison s’ils sont épinglés par les autorités en Russie.

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