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«Le Parti Québécois s’en sort très bien», juge Alexandre Leduc

Alors que le Parti Québécois se dit extrêmement déçu du budget qui lui est offert, de son côté Québec solidaire est satisfait de l’entente conclue, et juge même, au regard des précédents, qu’elle a été à l’avantage du PQ.

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En entrevue à TVA Nouvelles, le leader parlementaire de Québec solidaire, Alexandre Leduc, s'estime heureux du budget et des questions qu'il est parvenu à obtenir pour son parti au terme de négociations tumultueuses avec la Coalition Avenir Québec (CAQ).

«Ben c’est certain. Rappelez-vous au début, quelques jours après l’élection, ça commençait déjà à discuter de ça, et on entendait des bruits de fond qui disait qu'il n’y aurait peut-être même pas de reconnaissance pour Québec solidaire, pour le Parti Québécois également. Ça voulait dire moins de temps de parole, moins de budgets, peut-être même pas de questions qu’on puisse poser directement au premier ministre. Alors on était assez inquiet, mais finalement on finit l’exercice avec une reconnaissance pleine et entière pour Québec solidaire», relate M. Leduc.

Le temps de parole accordé à chaque parti à l’issue des élections générales québécoises de 2022 entre en contraste avec les votes reçus par ces derniers.

Le Parti libéral du Québec (PLQ) a obtenu 14 % des votes, 21 sièges, 62 questions tous les 10 jours.

Québec Solidaire (QS) a obtenu 15 % des votes, 11 sièges, 31 questions tous les 10 jours.

Le Parti Québécois (PQ) a obtenu 14 % des votes, 3 sièges, 7 questions tous les 10 jours.

Pour plusieurs, ces contrastes soulèvent des enjeux démocratiques importants.

«La solution à ça est très simple : c’est la réforme du mode de scrutin. Ça n’a pas été fait malheureusement dans l’ancien gouvernement, promesse brisée. [...] Maintenant, dans le partage du temps de parole, le partage des budgets, moi dans toute la négociation que j’ai faites avec mes vis-à-vis, jamais je n’ai utilisé l’argument du pourcentage de vote : pourquoi? Parce qu’il ne compte pas, malheureusement. Tout ce qui compte, pour le meilleur et pour le pire, dans les pratiques, dans le règlement, dans les précédents, c’est le nombre de députés», explique M. Leduc.

Remise en perspective

Au terme des négociations, la solidarité de QS pour le PQ est remise en question par certains.

«On a voulu travailler ensemble les différentes oppositions dans ce bras de fer avec M. Simon Jolin-Barrette [...]. C’est sûr que le Parti Québécois avait des demandes un peu plus ambitieuses on va dire par rapport à leur caucus qui est devenu beaucoup plus petit qu’il ne l’était», mentionne M. Leduc.

Le leader parlementaire rappelle par ailleurs que son parti politique n’est pas étranger à la situation que traverse le PQ.

«Si on prend par exemple le sort qu’on nous avait réservé à l’époque quand nous étions trois députés, rappelez-vous en 2014 avec Françoise David, Amir Khadir et Manon Massé, ils avaient eu une fraction de ce budget-là, une fraction des questions. Toutes choses étant comparées, le Parti Québécois cette année s’en sort très bien. C’est le parti qui avec trois députés a jamais eu autant de budget et de questions», modère M. Leduc.

De vifs échanges ont par ailleurs eu lieu entre M. Leduc et M. St-Pierre Plamondon, chef du PQ.

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