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Duhaime veut contrer «la pire distorsion électorale de l’histoire du Québec»

Éric Duhaime entend faire parvenir une lettre à la prochaine présidente de l’Assemblée nationale, Nathalie Roy, pour être entendu à Québec.

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Dimanche après-midi, lors d’un rassemblement en Beauce, il a rendu publique sa lettre.

Il y a quelques semaines, le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ) a communiqué avec les quatre chefs des autres partis pour y aller de trois demandes: pouvoir continuer de présenter des points de presse à l’intérieur de l’Assemblée nationale, bénéficier d’un bureau au sein de cette institution, en plus de pouvoir participer aux huis clos.

Écoutez Éric Duhaime au micro de Benoit Dutrizac via QUB radio : 

«Ce sont tous des privilèges que j’avais avant le 3 octobre, parce que j’avais convaincu une seule femme de se joindre au Parti conservateur du Québec en Claire Samson, a résumé Éric Duhaime en entrevue avec l'agence QMI. Depuis, on a convaincu 530 000 Québécois de voter pour nous et on se fait refuser toute forme d’accès dans ce qui est censé être la maison du peuple. Regardez, il y a eu la pire distorsion électorale de l’histoire du Québec. Après avoir discuté avec les autres partis, on a convenu que la meilleure façon était de passer par la nouvelle présidente de l’Assemblée nationale, madame Nathalie Roy.»

«Je ne demande rien qui coûte de l’argent aux contribuables, a-t-il ajouté. Il n’y a aucune demande qui est budgétaire. On est conscient qu’il y a eu une injustice qui a été commise le 3 octobre. [...] Avec un résultat exceptionnel, je crois qu’il faut prendre une mesure exceptionnelle. C’est le devoir de la présidente de l’Assemblée nationale de s’assurer que chaque vote compte et que la démocratie soit la plus représentative possible. Sinon, le signal qu’on envoie, c’est qu’il y a un vote sur huit qui ne vaut rien au Québec.»

Écoutez la chronique de Marc-André Leclerc diffusée chaque jour en direct 6 h via QUB radio :

«Être de notre temps»

Éric Duhaime espère que cette réforme parlementaire portera fruit avant de miser sur un changement du mode de scrutin. Il a également mentionné que sa demande n’est pas historique, puisque le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon et lui participaient au huis clos et tenaient tous les deux des points de presse à l’Assemblée nationale, sans être élus, avant le 3 octobre.

Écoutez l'entrevue de Benoit Dutrizac avec Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec sur QUB radio:

«On a des règles archaïques qui datent de l’époque du bipartisme, a-t-il indiqué. Aujourd’hui, nous avons cinq partis et il faut être de notre temps.»

«On pense qu’il faut agir de cette façon-là, parce que ce serait beaucoup trop long si on attend une réforme, a convenu Éric Duhaime. François Legault en avait fait un engagement et il a décidé de ne pas tenir parole. L’opposition libérale n’a pas intérêt à ce qu’il y ait une réforme, puisque la concentration de ses votes est à Montréal dans les comtés anglophones et elle profite de la situation actuelle. Ce serait hasardeux d’attendre une réforme (du mode de scrutin) pour qu’une justice soit rendue.»

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