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Manque de reconnaissance des parlementaires: «C’est assez grave et décevant!», estime le chef du PQ

 Le chef du Parti québécois (PQ) réuni avec ses membres à Drummondville dimanche pour faire le bilan de la compagne répète que le manque de reconnaissance des parlementaires est «assez grave et décevant».

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Les quelque 175 membres du PQ rassemblés au Best Western de Drummondville, dimanche, pour leur conférence de coordination digéraient encore mal les négociations ardues avec les partis de l’opposition qui leur octroient un budget de fonctionnement et un nombre de questions à l’Assemblée nationale qui sont nettement insuffisants.

«On n’est pas revanchard, mais il y a un manque de solidarité et un manque de sens du devoir démocratique de ne pas reconnaître le Parti Québécois, de ne pas lui laisser une place une fois par jour pour poser une seule question», a déclaré le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, lors d’un point de presse tenu sur l’heure du midi.

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Les deux autres députés péquistes à avoir été élu le 3 octobre dernier, soit Pascal Bérubé, de la circonscription de Matane-Matapédia, et Joël Arseneau, des Îles-de-la-Madeleine, restent amers du traitement offert à leur parti qui a tout de même récolté 14,6 % des votes.

«On voulait nous donner le strict minimum et, à la fin, on a arraché deux questions supplémentaires. On a arraché quelques dizaines de milliers de dollars supplémentaires également», a protesté M. Arseneau.

Devant ce constat qu’il ne contrôle pas, le chef a décidé de mettre de côté la rancune et innover.

«On va tout faire pour faire progresser la question de la reconnaissance et de l’équilibre démocratique à l’Assemblée nationale», a aussi promis le député des Îles-de-la-Madeleine.

Épaulés par des co-porte-paroles

«Je préfère, comme chef, être en mode solution», a déclaré M. St-Pierre Plamondon, qui a été chaleureusement accueilli à l’ouverture de la conférence de coordination qui se déroulait à huis clos.

Il a annoncé que les trois députés élus seront épaulés par des co-porte-paroles parlementaires chevronnés qui détiennent une expertise pointue dans plusieurs domaines d’intérêt public.

«On va trouver des façons originales chaque jour de poser des questions et d’être aussi présents», a assuré le député de Camille-Laurin, sans dévoiler ses stratégies.

Examen de conscience

Le président du PQ, Jocelyn Caron, a spécifié que tous les candidats péquistes de la dernière campagne électorale étaient exceptionnellement invités à cette rencontre. Les discussions mettaient la table à la réflexion entourant l’avenir du mouvement souverainiste et les améliorations que le parti devait apporter.

«Ça va des pancartes jusqu’à la destination de l’autobus en tournée», a exposé M. St-Pierre Plamondon, indiquant qu’il est trop tôt pour dégager les conclusions de ce bilan encore préliminaire.

Selon lui, ses membres ressentent essentiellement beaucoup de fierté, considérant que les gens, majoritairement les francophones, ont affirmé que le PQ avait mené la meilleure campagne.

D’ailleurs, la grande majorité des candidats péquistes disent être motivés à se représenter en 2026.

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