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Employée d'un Maxi assassinée: le jeune accusé aura droit à un nouveau procès

Le jeune homme accusé d’avoir assassiné une employée d’un Maxi aura un nouveau procès en raison de directives inadéquates durant les procédures, a tranché la Cour d’appel du Québec. 

« Plusieurs facteurs ont accentué la complexité des directives : leur longueur, les éléments inutiles, le récapitulatif de la preuve qui était à la fois trop long et mal circonscrit, et l’absence de directives écrites », peut-on lire dans l’arrêt concernant Randy Tshilumba.

Le jeune homme maintenant âgé de 26 ans purgeait une peine de prison à vie, après avoir été déclaré coupable du meurtre au premier degré de Clémence Beaulieu-Patry, survenu dans une épicerie Maxi de Montréal en avril 2016.

Le soir du drame, Tshilumba s’était présenté dans la succursale de la rue Papineau. Muni de gants et d’un couteau, il s’était dirigé vers la section des vêtements avant de poignarder la jeune femme à 14 reprises, pour ensuite prendre la fuite.

Photo d’archives

Santé mentale

Lors du procès l’année suivante, Tshilumba s’était justifié en affirmant qu’il croyait qu’un groupe de femmes, dont la victime, voulait le tuer. Il avait dit avoir développé ses convictions à travers des messages sur les réseaux sociaux.

Des psychiatres avaient affirmé que l’accusé souffrait de troubles psychiatriques, mais le jury avait finalement écarté la thèse de la non-responsabilité criminelle.

Juste après, Tshilumba avait écopé de la prison à vie, sans possibilité de libération avant d’avoir purgé au moins 25 ans derrière les barreaux.

Randy Tshilumba

Photo Courtoisie, SPVM

Randy Tshilumba

« Dans 25 ans, si nous sommes toujours vivants, nous serons présents pour nous opposer à sa libération conditionnelle », avaient lancé les parents de la victime, Nathalie Beaulieu et Luc Patry, juste après la condamnation.

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Tout est toutefois à refaire, a tranché la Cour d’appel en affirmant que la juge de première instance avait mal instruit le jury quant au comportement de Tshilumba après l’homicide, en lien avec la possible non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux.

Tshilumba reviendra à la cour à une date ultérieure afin de déterminer quand il pourra avoir son deuxième procès.

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