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Engorgement des urgences: des répercussions sur les services ambulanciers

La situation dans les urgences a des répercussions sur les services préhospitaliers dans la province et les prochaines semaines s’annoncent difficiles pour les ambulanciers sur le terrain avec les nombreux virus respiratoires en circulation.

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La surcharge de travail avec la pénurie de main-d’œuvre ainsi que les forts taux d’occupation dans les hôpitaux ont des effets sur le travail des ambulanciers.

«Quand on sent les problèmes au niveau des salles d’urgence, souvent, ça se répercute directement sur les services préhospitaliers d’urgence, sur les services ambulanciers, c’est clair que c’est une période qui est difficile. On a beaucoup d’appels. On a beaucoup de gens parmi nous qui sont malades», a expliqué le vice-président Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec (FTPQ-SCFP), David Gagnon.

Au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et sur la Côte-Nord, la situation demeure stable pour le moment. La circulation des nombreux virus a des impacts limités sur le travail des ambulanciers.

«Pour l’Est-du-Québec, la situation est quand même stable. On s’entend que les hôpitaux sont occupés à des pourcentages très élevés, mais quand même, les ambulances, il n’y a pas de rétention de civières dans les urgences. Ça va quand même rondement», a affirmé Jérémie Landry, vice-président de la Fédération des employés du préhospitalier du Québec (FPHQ).

Dans les grands centres, la situation est différente puisque c’est dans ces endroits où les taux d’occupation des urgences sont les plus élevés.

«Pour ce qui est des hôpitaux des régions urbaines du Québec, on s’entend que là, c’est plus difficile. Les ambulances arrivent dans les urgences, il y a peu de civières de disponibles, parce que les patients ont des difficultés de monter à l’étage pour se faire hospitaliser», a indiqué M. Landry.

L’engorgement dans les urgences retarde le processus d’admission des patients.

«L’impact est très concret, parce que, nous, on arrive dans une salle d’urgence où les gens sont débordés, où ils n’ont pas assez de ressources, où ils n’ont carrément pas de lits [pour] installer les patients. Donc, à ce moment-là, les patients restent avec nous sur nos civières. On peut attendre des heures et des heures, parfois avant de pouvoir laisser notre patient», a précisé David Gagnon.

La période des fêtes qui approche préoccupe les employés du milieu des soins préhospitaliers d’urgence.

«Avec la pénurie de main-d’œuvre, c’est sûr que c’est inquiétant. On va être beaucoup sollicité pour le temps supplémentaire. On va avoir peu de congés. C’est une inquiétude comme à toutes les périodes des fêtes. C’est une période qui est critique dans l’année. Le manque de personnel fait en sorte que c’est difficile», a soutenu Jérémie Landry.

La Fédération des employés du préhospitalier du Québec (FPHQ) et la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec (FTPQ-SCFP) n’ont toujours pas conclu d’entente avec Québec pour le renouvellement des conventions collectives. Des améliorations aux conditions de travail sont réclamées pour aider notamment à réduire les effets de la pénurie de main-d’œuvre.

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