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La juge O’Bonsawin fait son entrée à la Cour suprême

PHOTO COURTOISIE FACULTÉ DE DROIT/ UNIVERSITÉ D’OTTAWA

La première juge autochtone de l’histoire à siéger à la Cour suprême a démontré toute son authenticité lors d’une cérémonie d’inauguration haute en émotions pour souligner son arrivée à la plus haute cour du pays.

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Dans son discours ponctué de sourires et de larmes, Michelle O’Bonsawin, qui est aussi Franco-ontarienne, a lancé «un gros shout out» (salutations) aux membres de sa famille, dont sa «petite mémère» Jacqueline, qui se sont déplacés de la région de Sudbury pour assister à la cérémonie dans la capitale fédérale lundi.

La juge O’Bonsawin était particulièrement émue lorsqu’elle a remercié son mari Pierre et ses deux fils. 

«Je suis désolée, pour ceux qui ne savent pas, je suis une braillarde», a-t-elle dit en s’essuyant les yeux et non sans provoquer les rires dans l’audience.

«Je suis fière de faire partie de cette nouvelle petite famille», a-t-elle dit en référence à ses nouveaux collègues de la Cour suprême.Pour le juge en chef Richard Wagner, son arrivée «marque une autre étape importante vers la réconciliation» avec les peuples autochtones et «apportera de précieuses contributions aux travaux de la cour».

«Sa venue contribue à faire en sorte que les institutions de notre pays, notamment la Cour suprême du Canada, reflètent encore davantage la population canadienne», a-t-il déclaré.Michelle O’Bonsawin est officiellement juge de la Cour suprême depuis le 1er septembre dernier, date à laquelle le juge Michael Moldaver est parti à la retraite.

«La culture, le vécu et l’expertise juridique de chaque membre de la cour apportent quelque chose d’unique à cette institution historique, qui évolue constamment afin de répondre aux besoins changeants de notre société moderne», a poursuivi le juge Wagner.

Une brochette de magistrats de premier plan, incluant le ministre de la Justice de l’Ontario, sont revenus sur la carrière de la juge et souligné l’importance de sa nomination pour la réconciliation.Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, était aussi sur les lieux.

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