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L'épidémie de la variole du singe se poursuit «à bas bruit»

Le Comité de veille de la situation sanitaire en France estime lundi que le scénario «le plus probable» pour la variole du singe est la poursuite d'une épidémie «à bas bruit», avec, à moyen et long terme, un risque de reprise.

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En France, quelque 4 100 cas ont été enregistrés jusqu'alors pour mpox, nouvelle appellation de la maladie (de monkeypox, en anglais) annoncée lundi par l'Organisation mondiale de la santé.

À court terme, pour les plus exposés, principalement les hommes ayant des relations homosexuelles avec plusieurs partenaires, le scénario privilégié dans l'avis du Comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires (Covars) est que le virus continue de circuler «à bas bruit», mais évolue vers l'élimination, si la prévention et la vaccination se maintiennent.

«Si les comportements se relâchent et que la couverture vaccinale reste insuffisante», le comité n'exclut cependant pas un «rebond de l'épidémie». Après un pic fin août, le rythme de vaccination a fortement décru.

À moyen et long terme, le Covars juge «peu probable» l'élimination du mpox à l'échelle internationale et envisage donc «un risque de reprises épidémiques», voire «saisonnières», en France, quand bien même l'épidémie serait contrôlée dans le pays d'ici là.

Le comité recommande de donner la priorité à la prévention, avec une action concertée des autorités sanitaires et des associations auprès des communautés plus exposées, mais aussi avec la vaccination.

Autre axe de préconisation: la surveillance, notamment en intégrant la variole du singe dans le suivi des infections sexuellement transmissibles (IST).

«Plutôt que de réinventer la roue, le plus simple et efficace est de l'inclure dans la surveillance des IST, pour laquelle une très bonne organisation existe», a plaidé la présidente du Covars, l'immunologue Brigitte Autran.

Dernier volet de recommandations: la recherche sur la maladie, le vaccin, les traitements, mais aussi la veille chez les humains et les animaux. Le comité recommande, entre autres, d'ajouter le virus mpox aux pathogènes surveillés dans la faune, domestique et sauvage.

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